[Spectacle] Entrons dans le monde merveilleux d’Asile !

Une reine de cœur en quête de « likes » sur les réseaux sociaux, un psychopathe bloqué à l’heure du thé, une obsédée du temps … Bienvenue dans le monde merveilleux de Darcklice, une comédie musicale baroque tirée du célèbre conte de Lewis Carroll. De l’autre côté du miroir, les fous ne sont pas ceux que l’on croit…


Les heures s’égrènent une à une au cadran de la pendule et fait basculer le spectateur dans un monde féérique rempli de sons, de musiques, de comédie et de lumières. La scène commence dans un asile psychiatrique. Deux infirmières traitent leurs patients avec mépris et dédain… Tout à coup, l’alarme se déclenche, et telle Alice au pays des merveilles, on glisse dans le terrier du lapin blanc… Changement de décors. « Qui sont les fous ? Est-ce vous ou nous ? », chante Darklice, interprétée par Ludmilla. Pas de doute, nous avons basculé de l’autre côté du miroir dans Asile au pays des merveilles.

Le spectacle met en scène sept jeunes de 16 à 18 ans, accompagnés à la guitare et aux percussions par deux musiciens du groupe Kharma Legal. Une invitation au voyage dans la « folie du monde » avec ses absurdités, obsessions, travers et psychoses…

Sur les chansons des Skull Sisters

L’aventure commence il y a plus d’un an, raconte Evelyne André-Guidici, enseignante et chanteuse du groupe Kharma Legal : « Mes filles Ludmilla et Oriane forment le groupe de musique les Skull Sisters. Elles écrivent et composent des chansons au piano depuis qu’elles sont toutes petites. Un jour, en les écoutant chanter, je remarque que chaque titre raconte une petite histoire touchante parfois inquiétante. Pour plaisanter j’ai lancé : et si on faisait une comédie musicale ? »

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Evelyne se met à l’écriture du spectacle et réclame d’autres chansons à ses filles. Ça sera le conte d’Alice au pays des merveilles, revisité à leur sauce ! Pour interpréter les différents personnages : de jeunes talents repérés au Trophée des jeunes artistes et au Grand Casting mais aussi d’anciens élèves. « Au début, c’était étrange d’entendre d’autres personnes chanter nos chansons, nous ne pensions pas que cela puisse être possible, s’émerveille Ludmilla. Mais c’est plutôt cool, ça fait plaisir ! »

Tous les lundis, Ludmilla, Oriane, Vaïhere, Samuel, Lucie, Lauriane et Loane répètent au Centre culturel de Dumbéa, sous la houlette d’Evelyne qui s’est improvisée metteuse en scène. Pour Lauriane, « cette expérience a été très enrichissante, non seulement sur le plan artistique mais aussi humain. » Samuel renchérit : « Nous avons passé tellement de temps ensemble, nous avons appris à nous connaître, c’est comme une famille ! » A une semaine de la représentation, une chose est sûre : ils ont tous hâte de monter sur scène. « On a vraiment envie de montrer notre travail et de voir la réaction du public ! » s’impatiente Vaïere.

Un regard critique de la société par des jeunes

« On écrit des chansons sur des sujets qui nous touchent, nous interpellent, nous font réfléchir », confie Ludmilla. Un regard critique sur la société que les deux compositrices de 16 ans nous font partager à travers leurs chansons. Quelle est cette société des écrans, en quête de likes sur les réseaux sociaux ? Une société qui fait peser sur les femmes, le poids de l’apparence et des a priori sexistes ?  Un monde en perte de sens qui court après des chimères ? Qui diffuse en permanence la violence à la télévision et la banalise ? Durant plus d’une heure, les sept interprètes et leurs musiciens nous emmènent dans leur monde de folie. Douze scènes comme les douze heures du cadran. Et si les fous n’étaient finalement pas ceux que l’on croit ?

Représentations :

  • Les 7 et 8 septembre au Centre culturel de Dumbéa,
  • Les 13, 14 et 15 septembre au Centre culturel du Mont-Dore

Galerie photos :