Vaitiare, la passion du français autour du monde

Canberra, Lyon, Varsovie… Entre études et expériences professionnelles, Vaitiaré a multiplié ces derniers mois les « tranches de vie » dans des décors bien différents ! Retour sur l’itinéraire d’une étudiante qui conçoit la Francophonie un peu comme un passeport pour le monde…


C’est alors qu’elle boucle sa licence… d’anglais en 2017 à l’université de la Nouvelle-Calédonie, que Vaitiare Butscher entend parler du « FLE », ou Français Langue Étrangère. Partir à la rencontre des cultures du monde tout en enseignant le français : voilà une formule étonnante que la jeune femme, 22 ans depuis peu, adopte aussitôt ! « J’ai toujours rêvé d’enseigner mais le FLE m’a surtout permis de découvrir la diversité des cultures et de m’attacher encore plus à ce rêve, explique-t-elle. Pour l’instant c’est ce que je souhaiterais faire, à l’étranger ou sur le Caillou. »

Après la licence donc, direction l’Australie pour Vai, et plus précisément l’alliance française de Canberra. Durant les six mois que dure son contrat, elle donne des cours de français à des groupes d’adultes et d’enfants. Elle s’implique également dans des projets culturels, qui déclinent la Francophonie à toutes les sauces et permettent de fréquenter les ambassades de la capitale australienne. Et comme la culture française compte de nombreuses facettes appréciées à l’étranger, Vaitiare se retrouve également aux fourneaux… pour faire des croissants, destinés aux pauses des étudiants !

Cap sur l’Europe

Après cette parenthèse sur l’île-continent, Vaitiare revient sur le Caillou en mai 2018. C’est finalement vers Lyon et l’université Lumière qu’elle se tourne ensuite : en septembre de la même année, elle commence un master FLE. En même temps que les cours théoriques, débute alors l’épreuve de la recherche de stage, si redoutée par les étudiants… Une trentaine de CV et lettres de motivation envoyés plus tard, Vaitiare, qui visait au départ l’Amérique, se retrouvera finalement à l’Est, intriguée par un stage offert par l’institut français de Pologne. Trois jours après avoir postulé, elle débarque à Varsovie !

Le Palais de la culture et de la science, Varsovie

Là-bas, elle doit vite s’adapter à un climat rude (c’est la fin de l’hiver, température moyenne : -10 °C…) et apprendre quelques rudiments de polonais pour le quotidien dans un pays où ni la pratique du français, ni même celle de l’anglais, ne sont courantes… « La plupart des gens n’avaient aucune idée de ce qu’était la Nouvelle-Calédonie, on me demandait si c’était à côté du Gabon. Ça m’a beaucoup fait rire, car après avoir vu nos plages, certains m’ont même demandé si ça se trouvait vers Dubaï en pensant qu’elles étaient artificielles ! Je donnais des ateliers principalement pour des élèves de 6 à 15 ans. Ils ont apprécié notre ouverture d’esprit et la culture calédonienne. Et puis notre cuisine leur mettait l’eau à la bouche lorsque je leur parlais des fruits de mer que l’on a et du bougna ! »

Au-dessus du tableau, l’Aigle blanc emblème de la Pologne

Cracovie (Pologne), Vienne (Autriche), Ostrava (République Tchèque), Bratislava (Slovaquie)… Au cours des quatre mois de stage, Vaitiare en a aussi profité pour explorer cette belle région de l’Europe, riche en histoire. A la prochaine rentrée, la Calédonienne aux origines tahitiennes poursuivra donc par un Master 2 : soit retourner en anglais pour se diversifier en MEEF (Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation), auquel cas elle espère filer sur Londres ; soit continuer en FLE à Lyon, cette fois en visant un stage à Boston à l’Est des USA. Le voyage forme la jeunesse dit-on… celui de Vai ne fait que commencer !

Avec collègue et élèves