Kim, potière aux doigts d’argile

Des centaines de céramiques étalées comme dans un souk. Plats, mugs, objets de décoration d’intérieur s’habillent de turquoise, écru, gris et mauve. Ces œuvres sont signées par Kim Mangiapan, jeune artisane d’art de 25 ans. Il y a cinq ans, elle a fait le pari de se lancer dans la poterie.


Ses pièces en faïence recouvertes d’émail, sont reconnaissables à leurs aspects épurés et leurs couleurs. Surtout le turquoise qui rappelle le lagon calédonien, source principale d’inspiration pour Kim Mangiapan. « Je réalise aussi des vases, abat-jours et photophores avec de l’émail blanc auquel je donne la texture et la forme du corail. » Ces derniers sont plus vrais que nature ! Cela l’amuse quand on lui demande comment elle fait « pour incruster des coraux dans la céramique ».

Ce qu’elle aime par-dessus tout ? Créer des pièces uniques. Même si pour satisfaire la demande, elle fabrique des séries comme des services de tasses à café. On la retrouve sur tous les marchés éphémères et salons artisanaux calédoniens où des visiteurs curieux et intrigués s’arrêtent pour admirer son travail et discuter avec elle.

 

« Je voulais faire quelque chose qui me passionne ! »

Le récif corallien capturé dans un mug

Si aujourd’hui, la jeune femme ne s’imagine pas exercer un autre métier, cette vocation est pourtant arrivée dans sa vie par surprise. « En 2013, mon père m’a montré des photos de céramiques d’une de ses amies qui habite en Corse, raconte-t-elle.  Comme il me connaît bien, il a dit : je suis sûr que cela te plairait. » Bingo ! Kim a toujours su qu’elle ferait métier créatif. « Je ne savais pas exactement quoi mais quelque chose qui m’inspire. Pas juste pour gagner de l’argent. »

Kim abandonne sa licence de comptabilité et gestion au grand dam de ses professeurs et n’a qu’une seule idée en tête : se former à l’art de la céramique. Preuve que parfois, il faut savoir écouter sa petite voix intérieure !

Elle part sur l’Ile de Beauté chez cette amie de son père. Pendant six mois, Kim l’aide et l’assiste dans son travail. « Je vendais des articles dans sa boutique, je faisais les marchés. » Ce n’est que le soir quand les fours sont libres qu’elle peut s’entraîner à son futur métier. Très vite, la potière expérimentée remarque l’habilité de son apprentie. « Elle m’a dit : je n’ai pas grand-chose à t’apprendre, tu te débrouilles très bien. Même moi je ne faisais pas aussi bien au début ! »

De retour sur le Caillou, Kim s’équipe d’un tour de potier et d’un four puis installe son atelier à Païta. Elle produit un centaine de pièces par mois. « J’aime le contact avec l’argile, dit-elle. C’est un travail qui exige de la patience, de la créativité et aussi d’être détendue surtout en façonnage. Quand je suis stressé je n’arrive à rien car la forme s’écroule ! » Cerise sur le gâteau : depuis 2016, Kim a obtenu une place au marché municipal de Nouméa.

Etre artisan d’art, ce n’est pas facile tous les jours, car on n’a pas un salaire régulier qui tombe chaque mois. Mais Kim a le luxe de faire ce qui lui plaît et ça la rend heureuse. N’est-ce pas le principal ?

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CéramiK'im 2018 Nouvelle-Calédonie Païta

Coucou tout le monde,Je vous partage une petite video de mon travail. Retrouvez-moi avec de nombreux artisans au salon de la fête des mères à la Maison des Artisans du 18 au 26 mai de 9H à 18H 🌿🌹🌼N'hésitez pas à partager la vidéo 🌼 À très bientôt 😘CéramiK'im

Publiée par CéramiK'im sur samedi 12 mai 2018