[INTERVIEW] Nourri’Tour, la tournée des popotes

Cinq estomacs affamés errant dans le Grand Nouméa de snacks en trucks, de pizzerias en salades tahitiennes… et avec des commentaires hautement gastronomiques !  Nourri’Tour a débarqué sur la toile en septembre 2017 avec des vidéos consacrées à un plaisir universel : la BOUFFE ! Rosalie, Manon, Benjamin, Adrien et Hugo nous racontent les coulisses de leurs tournages à haut risque !


Comment est né Nourritour ? C’était quoi votre passion en premier : la bonne bouffe, ou les vidéos ?

Un peu des deux !

On se connaît depuis très longtemps,  depuis le CP pour les garçons ! Hugo, alias Henix, avait sa chaîne Youtube. Benjamin est plutôt du côté de la réalisation. En 2017, on a gagné une caméra GoPro en remportant le prix FUN au concours Movielis pour le court-métrage Snap Panda, et avec on a commencé à tourner nos premières vidéos Nourri’Tour.

Manon et Benjamin regardaient beaucoup de vidéos du Japon. Ils sont alors tombés sur un gars qui faisait des « burgers tours », sur la chaîne Ici Japon. Et, comme on aime bien manger, ça nous a donné des idées ! Il y avait donc un amour de la vidéo et de la bouffe qui réunissait tout le monde…

Vous faites un peu de critique culinaire, et en plus vous vous exposez sur le web. Est-ce qu’en Calédonie ça n’est pas difficile comme exercice ?

En lançant la première vidéo, on s’était préparés : « Écoutez les gars, c’est Internet : on va se faire défoncer, il ne faut pas le prendre personnellement, ils vont parler de notre physique… » Et en fait, rien du tout ! On n’a jamais eu de commentaire vraiment méchant. Les gens voient qu’on ne se prend pas trop au sérieux.

On nous reproche parfois de dire un peu trop de bien des produits que l’on goûte, on se dit donc qu’on doit avoir un regard un peu plus critique. De toute façon, on compare les adresses, les unes avec les autres, sans avoir de jugements de valeur arrêtés. Et en restant en « mode blague », on fait passer des infos si jamais on aime un peu moins.

L’idée du Nourri’Tour c’est avant tout de montrer une adresse, un menu, les prix – éveiller la curiosité des gens, en leur montrant à quoi ressemblent les plats.

Vous visitez plutôt les snacks, les pizzerias… Est-ce que vous comptez un jour vous mettre à la grande gastronomie ?

Pour le moment, on reste dans la cuisine « à emporter » en tout cas… Même si on ne veut pas se limiter. Le plus important pour nous, c’est le côté abordable. Les gens sont intéressés de savoir où sont les bons sandwichs américains… On ne va pas aller chercher quelle est la meilleure cuisse de grenouille, ce serait limité niveau choix !

Notre objectif, c’est de montrer de la bouffe faite ici, artisanale, par des petits business, du coup c’est assez intéressant de leur faire une petite pub.

Pourquoi avoir choisi le format vidéo sur Internet ?

Ce qu’on aime c’est le bouche-à-oreille, créer cette interaction avec les gens, à la façon d’une bande de potes, sans limite grâce à Internet, et à Facebook. On ne serait rien sans les recommandations des gens ! Et avec le web on a vraiment une grande liberté. Internet, c’est notre télévision à nous.

Vous avez des nouveautés au programme ?

On pensait par exemple aux buddha bowls, aux falafels, aux kebabs, à un thème « mexicain » avec les burritos… Rosalie étant végétarienne, on continuera aussi à présenter régulièrement des thèmes « végé ».

Et puis on rêve de pouvoir faire un jour un « Nourri’Tour de Calédonie », un petit road-trip où on s’arrête à toutes les bonnes adresses. On ne veut pas se cantonner à Nouméa… On a déjà des gens qui nous ont envoyé des adresses de Koumac, ou de l’île des Pins par exemple pour des nems !

Henix et la bande du Nourri’Tour te donnent rendez-vous sur Facebook, Youtube, et même Instagram… En attendant Wikipédia , un jour peut-être.