C’est toi qui PILOT !

Jeudi dernier à la MIJ, on était en mode « job dating » : vingt minutes d’entretien avec les employeurs, pour décrocher cinq mois de stage. C’était le point d’orgue des 5 semaines de préparation du dispositif PILOT pour les trente jeunes demandeurs d’emploi de la promo 2018.


Le stressomètre ? Non, c’est pas un nouvel instrument de torture ! Mais plutôt un indicateur qui exprime la nervosité qu’on ressent, sur une échelle de 1 (= relax) à 10 (= très stressé)… Grâce au dispositif PILOT (Programme d’Insertion Locale Orienté vers le Travail), mené par la MIJ, le stressomètre des participants avait beaucoup baissé. « Au début c’est du stress d’être en groupe, mais après avoir appris à se connaître ça nous aide, souligne Régina, de Dumbéa, qui cherche un emploi dans le domaine du secrétariat et apprécie déjà les retombées du dispositif. C’est bien ciblé, bien cadré, personne n’est largué ! »

Look à l’emploi et gestion du stress

Pendant les cinq semaines de préparation au monde de l’entreprise concoctées par les conseillères MIJ et cinq formateurs extérieurs, rien n’a été laissé au hasard ! Du classique (CV, lettre de motivation, préparation aux entretiens à l’oral et par téléphone, informatique…) jusqu’à des modules pratiques et atypiques. Ainsi du « look à l’emploi », où chacun se conseillait sur le choix des vêtements à porter pour un entretien, ainsi que l’attitude et la posture à adopter (les épaules voûtées, par exemple, véhiculent de la honte ou de la tristesse… etc.). Ou encore de l’intervention d’une sophrologue, pour apprendre à se relaxer, utile avant de croiser la route d’un recruteur. Des techniques mises à l’épreuve lors du job-dating !

Le résultat, de l’avis général : un + énorme pour la confiance en soi et l’expression orale. « Avant, pour préparer nos entretiens, on n’avait pas les bonnes idées ni les informations, on ne savait pas comment communiquer, racontent Olga, Tatiana et Gaël. Sur la bonne posture à avoir, ou la gestion du stress… Mais aussi sur la nécessité de bien cibler les entreprises qui nous intéressent. Ce sont des choses qui nous ont beaucoup apporté ! »


Une formation au top

Charles, de Yaté, est en recherche d’un poste de soudeur qui pourrait éventuellement le faire déménager sur Nouméa. « Mes expériences remontent pour la plupart aux stages du lycée. J’étais pompier volontaire à Yaté, quand on m’a proposé de m’inscrire au PILOT. J’ai sauté direct sur l’occasion. Avant je parlais plus difficilement, grâce à la formation j’arrive à mieux m’exprimer, à être plus ouvert ! On nous a aidés à repérer et éviter les gestes parasites, pour qu’on garde une bonne posture pendant un entretien. »

Olga, du Mont-Dore : J’ai entamé une licence éco-gestion, mais ensuite j’ai voulu me réorienter vers la branche RH. J’étais sur liste d’attente… Dans le même temps, ma conseillère MIJ m’a parlé du projet PILOT, et je me suis dit que ce serait une excellente opportunité de tenter des entretiens pour être assistante RH. On a tendance à se sentir inférieurs, intimidés, alors qu’avec la formation on a appris à reprendre confiance : l’employeur a autant besoin de nous, que lui de nous !

Tatiana, de Païta : J’ai quitté très tôt l’école. Après avoir fait deux années de seconde, j’ai été dans la vie active. J’avais le tic de ne pas m’asseoir correctement pendant les entretiens, de bouger tout le temps par nervosité… On nous a appris des trucs pour maîtriser ce type de gestes ! »