Gendarmes-adjoints volontaires : deux majors pour la dernière promo !

Ils étaient 386 à postuler… Au final, onze ont été retenus pour un stage intensif de deux mois ! La sixième promotion de gendarmes volontaires adjoints a reçu il y a dix jours son diplôme, avant de commencer dans la foulée sa « nouvelle vie ».


Depuis 2014, les jeunes recrues gendarmes volontaires adjoints n’ont plus besoin de partir se former en Métropole : direction Tontouta ainsi que le camp de Nandaï ! Pas question pour autant de « brader » le processus de sélection : il se déroule selon les normes et barèmes nationaux.

Tests de connaissances, psychologiques, épreuves sportives… Pendant environ deux mois, à Tontouta et Nandaï, les onze jeunes recrues étaient formées en même temps qu’elles se familiarisaient avec leur nouvelle vie. Six de ces gendarmes seront agents de police judiciaire adjoints, affectés dans leur brigade. Les cinq autres occuperont des « emplois particuliers » au sein de leurs brigades (électricien, comptable, cuisinier…).

Retour sur l’expérience avec les deux majors de cette promo 2019, la 6ème !

Ryan Martin, 22 ans, affecté au peloton d’intervention à Nouméa

Je ne me voyais peut-être pas complètement à l’armée au début, donc je me suis dit pourquoi pas essayer la gendarmerie ! Et puis ça m’a vraiment conquis en deux mois. L’entrainement physique tous les matins, tout le monde y a pris goût, les sportifs aguerris comme ceux qui faisaient moins de sport !

 Je pense passer le concours de sous-officier, et essayer de monter de grade par la suite.

Pendant la formation, je retiens le côté militaire. On avait tous de petites appréhensions, mais au final ça a plu à tout le monde. Et puis ça donne un cadre de vie différent, plutôt que rester à la maison chez papa et maman, ça fait du bien !

Floyd Manuake, 23 ans, emploi particulier

Je cherchais du travail, et quand j’ai entendu parler de la formation, comme j’aimais bien l’action je me suis inscrit. Je ne pensais pas être pris !

Avant la formation, j’étais dans le domaine de l’agriculture. Maintenant je serai basé à la caserne Bailly à Normandie, tout en m’occupant de l’entretien des espaces verts de toutes les casernes sur le territoire, comme paysagiste : s’il faut abattre les arbres, etc.

Je ne connaissais personne au début. J’ai beaucoup aimé l’esprit de cohésion avec tout le monde. On était mélangés, de différentes ethnies, et on s’est super bien entendus.

Mon objectif à présent, c’est de continuer, de m’engager… Je me suis déjà inscrit au concours de sous-officier pour octobre. Si je le réussis, il me faudra partir en Métropole poursuivre la formation.

 

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