« Pensons à nos parents quand ils seront vieux ! »

Avoir des parents aimants qui subviennent à nos besoins, c’est une chance pour bien démarrer dans la vie. Mais un jour, ils vieilliront et auront peut-être besoin de nous. Prendrons-nous alors soin d’eux en retour ? Christina Vea, étudiante en 2e année du BTS SP3S, souhaite sensibiliser les jeunes à ce devoir filial.


« Peu de gens le savent, mais il y a une obligation à aider ses parents quand ils sont âgés et dans le besoin ! » Christina Vea, étudiante en deuxième année du BTS SP3S au lycée Anova de Païta, s’est donnée pour mission de sensibiliser les jeunes à l’« obligation alimentaire ». Une sensibilité développée après avoir été confrontée aux situations précaires des personnes âgées dans le cadre de son stage au Service de l’aide médicale et de prestations sociales de la province Sud, où Christina réalise qu’il est impératif de diffuser au plus grand nombre l’information. Parce que la solidarité, cela commence d’abord avec les siens !

Solidarité envers « nos vieux »

« L’obligation alimentaire n’impose pas d’aider financièrement uniquement, poursuit Christina. On peut faire des dons en nature comme la nourriture, les vêtements, aider pour le logement ou encore participer aux frais médicaux. Cela varie en fonction des ressources de l’enfant ».

Pour la petite histoire, cette « obligation alimentaire » émane de la délibération provinciale datant du 24 janvier 1990 relative à l’aide médicale et aux aides sociales.. délibération provinciale datant du 24 janvier 1990 relative à l’aide médicale et aux aides sociales.« L’important, souligne Christina, c’est de faire un petit geste ». Cette contribution, aussi modique soit-elle, est obligatoire pour constituer le dossier de demande d’aide sociale : « Toute nouvelle personne, âgée de 60 ans et plus sans ressource, qui sollicite le minimum vieillesse doit fournir une justification de l’obligation alimentaire. »

Et tout le monde est concerné par l’obligation alimentaire, sauf si le juge en décide autrement. Dans le cas par exemple où le parent a lui-même gravement manqué à ses obligations ou si l’enfant a été retiré de son milieu familial pendant une longue période.

Une « méconnaissance » qui nuit aux personnes âgées

Dans le cadre de sa mission, Christina a réalisé deux enquêtes. Verdict : « 84% des personnes interrogées ne savent pas ce qu’est l’obligation alimentaire et les 16% restants ont donné une mauvaise réponse ! »  Ce qui lui prouve qu’il y a un travail de sensibilisation de la population à faire. Quant aux personnes âgées interrogées au sein de l’Aide médicale : 20 personnes sur 25 affirment ne recevoir aucune aide de leurs enfants.

« Beaucoup d’entre nous avons eu la chance d’avoir des parents qui ont fait de leur mieux pour nous élever jusqu’à ce qu’on devienne adultes, rappelle Christina. Quoi de plus naturel que de les aider à notre tour lorsqu’ils sont dans le besoin ? »

 

Est-on obligé d’aider ses parents ou beaux-parents dans le besoin ? Pour le savoir clique ici