La PWA au Centre des activités nautiques : « C’est énorme d’être dans le Top 5 mondial ! »

À 23 ans, Océane Lescadieu est titulaire d’une licence en Environnement, employée de banque, prof de yoga et… 5e au classement mondial de planche à voile. Parmi d’autres Calédoniennes, cette ancienne du Lycée Blaise Pascal compte bien faire entendre la voix des femmes planchistes lors de cette dernière étape de coupe du monde…


Océane Lescadieu, 23 ans, tu participes cette année à l’étape finale de la coupe du monde planche à voile, c’est la première fois ?

« Non, ce n’est pas la première fois en réalité. J’ai fait ma première édition lors du retour de la Dream Cup en 2014, et depuis je les ai toutes faites, donc c’est ma 4e édition !

Tu es vraiment sur le circuit mondial depuis combien de temps ?

Je suis sur le circuit mondial depuis deux ans. J’ai fait toute la saison l’année dernière, et pareil cette année.

Tu es classée au niveau mondial ?

Oui, l’an dernier, j’étais 8e mondiale, cette année je suis 5e au classement provisoire général…

Combien de femmes participent à la compétition ?

Ça dépend des étapes, mais en général, tout confondu, on est plus de 50 femmes dans la compétition.

En étant Calédonienne, être dans le Top 5 mondial, c’est quand même la classe non ?

Ah, c’est énorme, être dans le Top 5 mondial, en étant Calédonienne, c’est un truc de fou, ouais…

Comment tu as fait pour en arriver là ?

C’est du travail, du sacrifice, du temps, et de l’organisation. Cela fait 10 ans que je fais de la planche à voile. Je n’avais pas forcément l’objectif d’être championne du monde, moi, rien que d’être sur le tour mondial, c’était déjà bien. Après, au fur et à mesure des années, les objectifs ont évolué et avec les résultats que je faisais, je me suis dit bon, pourquoi pas aller viser ça…

À côté de ça, tu fais quoi ?

Je travaille à la banque et je suis professeur de yoga.

Tu as fait des études en Nouvelle-Calédonie ?

Oui, j’ai fait des études en Nouvelle-Calédonie, j’ai eu mon bac scientifique ici, au Lycée Blaise Pascal, et j’ai une Licence en Biologie spécialisée en sciences de l’environnement, que j’ai obtenue à l’université de Nouvelle-Calédonie.

De voir les « grands » qui sont là toute la journée, ces champions internationaux hommes ou femmes, ça fait quoi ?

C’est toujours aussi impressionnant, notamment d’avoir à côté de ça Antoine Albeau qui est 25 fois champion du monde, c’est quand même fort ! Il a une carrière vraiment exceptionnelle derrière lui, il l’a encore devant lui, il ne compte pas s’arrêter, c’est une légende vivante, hyper accessible. Tout le monde n’est pas aussi ouvert d’esprit que lui…

C’est macho comme discipline la planche à voile ?

Oui, c’est très macho comme discipline la planche à voile. On a souvent le discours de certains hommes qui disent qu’on ne fait pas le même sport qu’eux, alors qu’on donne exactement le même temps, le même sacrifice, la même organisation, donc c’est vrai que ça peut être déstabilisant quand on est une femme de faire un sport aussi masculin. De devoir se défendre face aux hommes, c’est là que l’on peut ressentir ce côté macho, mais on essaie toujours de faire sortir le côté féminin, une nana qui navigue, ce n’est pas aussi moche qu’on le pense, et puis c’est sympa d’avoir des femmes sur le tour.

Si tu avais un message à faire passer à ceux qui auraient envie d’essayer la planche à voile ?

Si vous voulez tenter de faire de la planche à voile, ce n’est pas un sport facile, il faut persévérer. Ce n’est pas parce que l’on échoue la première fois qu’il ne faut pas se relever et essayer de nouveau, à un moment donné, ça va marcher !!! »

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