L’excellence récompensée !

Hier soir, l’hôtel de la province Sud a pris un bon bain de jouvence… et d’excellence ! C’était la traditionnelle remise des prix d’excellence, comme chaque année depuis 2006. Ils étaient 43, issus de BTS, DUT, licences, masters, à avoir obtenu plus de 14 de moyenne et à être récompensés d’une aide de 200 000 francs attribuée par la Province. Trois d’entre eux se sont prêtés au jeu de l’interview croisée !


Que représente pour toi ce prix d’excellence ?

Djamila : Beaucoup de fierté pour les gens qui m’ont amenée jusqu’ici, pour ma famille du côté de la Tamoa, de Plum et de Ducos ! Une réussite, ce n’est jamais seul.

Clara : C’est une reconnaissance du travail fourni, parce que ce n’était pas simple. Personnellement, avant c’était difficile d’avoir au-delà de 14, du coup là je me suis donnée à fond pour ce master.

Erwan : Pour moi c’est l’aboutissement de deux ans de travail, où j’ai vraiment donné tout ce que j’avais ! Je le prends pour une récompense morale d’avoir travaillé aussi bien !

Clara Nayrac, 26 ans. Boursière de la Province. 15,55 de moyenne à son Master en gestion et valorisation des ressources naturelles, obtenu à l’université de Corte (Corse).

Un prix d’excellence ça claque ! Est-ce que ça veut dire pour toi que les études ont été un long fleuve tranquille ?

Djamila : Non ! A la base, le BTS ce n’était pas forcément ce que je voulais faire. Mais je me suis donné les moyens : si vraiment on a envie, on peut y arriver !

J’ai eu un bac techno, mais je me suis découvert un intérêt pour le commerce. Et puis j’avais une équipe pédagogique au top, ce qui m’a aussi donné envie.

Actuellement, je suis en licence professionnelle Commerce et distribution à l’Université.

Clara : Avant, on va dire que c’était fait en “mode tranquille”… Et là, ça a été fait avec passion, et dévouement ! Je me suis demandé dans quoi je voulais travailler et pour quoi je voulais travailler. J’avais envie d’un travail utile dans l’environnement. J’avais besoin que ce soit très concret, pour faire peut-être bouger les choses du côté du public ou des entreprises.

Après mon master je suis rentrée, et je suis à présent ingénieur d’études SIG. Je travaille dans la propreté urbaine et les déchets, tout ce qui est cartographie et géoréférencement, pour optimiser ce qui se fait à Nouméa.

Erwan : J’ai commencé par un Bac S, donc là c’était assez compliqué. Les débuts de mon BTS Electrotechnique étaient plutôt faciles, mais après, vu qu’on explore d’autres horizons, il y a des matières qu’on n’a jamais eues. Ça a ses difficultés mais ça valait le coup.

Par contre, là j’attaque un nouveau versant de ma scolarité qui est beaucoup plus dur… La prépa ATS (Adaptation Technicien Supérieur) à Jules-Garnier. C’est comme une passerelle pour passer du BTS vers une école d’ingénieur, en un an et demie.

Djamila Kapissiri, 20 ans. 16,07 pour son BTS Technico-commercial à Jules-Garnier.

Que comptes-tu faire de l’aide de 200 000 francs qui accompagne ce prix ?

Djamila : Je ne sais pas encore précisément… juste, que je vais faire plaisir à mes proches avec une partie, et je pense mettre le reste de côté !

Clara : Mon père m’a aidée, les années où je n’avais pas la bourse. C’est grâce à ses économies que j’ai pu partir pour ma première année de Bachelor. Je pense donc lui redonner, pour aider à des travaux dans la maison !

Erwan : Il faudra que j’aille en France pour la suite de mes études, j’utiliserai donc peut-être cette somme pour acheter le billet d’avion. Ou sinon, j’ai prévu de m’en servir pour m’acheter un nouvel ordinateur, car on a de la programmation en prépa puis en école d’ingénieur.

Erwan Brochot, 20 ans. Boursier de la Province. 16,43 pour son BTS Electrotechnique à Jules-Garnier.

Pour postuler aux prix d’excellence qui seront remis en 2020, tu peux monter un dossier en ligne à partir du 1er août ici !