Thomas, l’élevage porcin en héritage

Il rêvait d’être vétérinaire, il a été pompier, et maintenant il est éleveur de porcs. A 25 ans, ce grand sportif, reconnu pour son corps d’athlète, fait partie de la relève des éleveurs porcins en province Sud.


Mister sport physique en 2015, pêcheur d’un marlin de 130 kilos… Vous avez peut-être déjà entendu parler de Thomas ? Sur la propriété familiale de Tontouta, derrière les bureaux en tôle, se profilent les bâtiments en béton qui comptent environ 2 000 porcs.

Dans le brouhaha des animaux, Thomas, accoutumé à ces conditions de travail difficiles est à pied d’œuvre. L’exploitation familiale ? Il l’a toujours connue. Aujourd’hui, il y travaille à temps plein, mais cette vocation n’est pas apparue de suite. « Quand j’étais petit, je voulais être vétérinaire, mais je n’aimais pas vraiment l’école », avoue-t-il le sourire en coin.

Le Calédonien, habitué des salles de sport, obtient son bac STG. À 19 ans, il tente les concours de pompiers à Païta. Il n’y restera que quatre mois. « Le côté sportif m’a plu, mais la hiérarchie et l’autorité, c’était pas possible. Ici sur l’exploitation on est quatre à travailler et on est tous au même niveau, il n’y a pas de distinction, c’est ce que je préfère ».

A 20 ans, Thomas qui connaît bien le fonctionnement de la propriété se décide à rejoindre son père, gérant de l’exploitation porcine. « J’ai appris sur le tas. Depuis plus de cinq ans, que je travaille ici, j’apprends tous les jours », assure-t-il. Un véritable savoir-faire qu’il doit encore affûter, il l’affirme, pour atteindre l’expertise de son papa, 30 ans de métier. « Ce matin par exemple, mon père a tout de suite vu qu’il y avait un problème avec une truie. Moi je n’avais rien remarqué ! C’est comme ça qu’on apprend ».

Autre aspect de la profession : la paperasse. Dans le bureau en tôle à l’entrée de l’exploitation, Thomas est entouré de dossiers dans lesquels s’entassent tableaux, chiffres et cahiers des charges des services du Développement Rural et de l’Environnement. « C’est ce côté-là que j’aime moins, il faudra que je m’y mette avec le temps », déplore-t-il. Car le métier d’éleveur porcin nécessite d’être multitâche. La plomberie, l’électricité, la maintenance et la mécanique, mais aussi l’administration et la gestion, autant de missions qu’il doit assimiler.

Un travail de longue haleine qui ne semble pas entacher la détermination du jeune homme. « J’aime ce que je fais, j’adore ça. Même si on est soumis à notre métier, c’est une passion que je partage avec mon père », assure-t-il. De ses souvenirs d’enfance dans les grands espaces avec ses copains, à sa maison sur une colline de la propriété, Thomas semble avoir trouvé son paradis sur terre. Ses week-ends, rythmés par la rivière, la nature, la pêche et les soirées, se font principalement sur le domaine familial, qu’il ne quitterait…pour rien au monde.

 

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