Que la force athlétique soit avec Ludivine !

Dans sa ligne de mire : une médaille ! Présélectionnée pour les Jeux du Pacifique 2019, en force athlétique, Ludivine Breymand, 18 ans espère mettre toutes les chances de son côté. Elles sont peu nombreuses sur le Caillou à s’adonner à cette discipline sportive. Tombée dedans par hasard, la jeune athlète compte bien se faire un nom !


A peine son bac S en poche, Ludivine se tourne déjà vers un autre objectif. Sportif cette fois-ci. Présélectionnée pour les 16e Jeux du Pacifique, qui se dérouleront en juillet 2019 à Apia, aux îles Samoa, elle espère rapporter au moins une médaille. Pourtant, cela fait moins d’un an que la jeune fille s’est lancée dans la force athlétique. C’est la musculation qui l’a conduite à cette activité peu connue. « Je m’étais inscrite dans une salle de sport, surtout parce que c’est pratique. Car je peux venir quand je veux et m’entraîner à mon rythme. » Mais Ludivine finit par s’ennuyer de la musculation et se confie à quelques adhérents de la salle. Flairant son potentiel, un coach sportif lui suggère d’essayer la force athlétique. Elle mord à l’hameçon et décide de se consacrer principalement à la force athlétique.

Comme son nom l’indique, la force athlétique est un sport de force qui consiste à soulever des barres avec des poids de différents kilos. Proche de l’haltérophilie, cette discipline se distingue pourtant par ses mouvements plus techniques. De plus, les charges en force athlétique sont plus lourdes que celles de l’haltérophilie.

En seulement 7 mois de pratique, Ludivine a participé à trois championnats locaux dans la catégorie des moins de 63 kg. « En squat, je peux soulever 100 kg. En développé couché, 62,5 kg et en soulevé de terre 137,5 kg. » Pas mal pour un début !

L’espoir féminin chez les juniors

Depuis le début des grandes vacances, la jeune sportive s’entraine 6 à 8 heures par semaine en vue des Jeux du Pacifique.  « Ce qui me plaît, c’est le fait de me surpasser. J’apprends parallèlement à connaître mes limites. J’ai aussi gagné en confiance en moi» souligne-t-elle.

Mais ce nouvel objectif a un peu chambouler un projet qu’elle caressait depuis longtemps. « Cela fait trois ans que je projetais de partir en Australie après le bac, six mois en sac à dos. Je voulais faire l’expérience de la liberté et améliorer mon anglais avant d’entreprendre mes études en Métropole. » Son engagement sportif a mis ce plan entre parenthèse.  Qu’à cela ne tienne ! Elle se promet de partir un mois en août après les Jeux, juste avant d’entamer sa rentrée universitaire. « Un mois, c’est toujours mieux que rien ! » se console-t-elle.

Une fois en Métropole, hors de question pour Ludivine d’arrêter l’entraînement en force athlétique. « Bien sûr je vais continuer la compétition le plus loin possible si je peux. » La jeune sportive a choisi de de se former pour être nutritionniste. Ce choix lui semble couler de source. « C’est un métier qui complète bien la discipline que je pratique. Ainsi, je pourrais conseiller des sportifs en matière de nutrition ! » Et qui sait, d’ici là, elle sera peut-être médaillée ? C’est ce que nous lui souhaitons !