Manon pêche comme elle respire !

Dans la famille Laroque, la pêche c’est sacré ! Manon, 26 ans, est quasiment née avec une canne de pêche à la main. En novembre dernier elle s’est lancée et a participé à son premier Trophée féminin de pêche au gros et s’est hissée à la deuxième place. Aujourd’hui, la jeune femme souhaite partager sa passion avec le plus grand nombre et encourager plus de filles à pratiquer cette activité réputée masculine.


Aussi loin que Manon s’en souvienne, on a toujours parlé de pêche à la maison. Son père l’a initiée très jeune notamment à la pêche au lancer. Une enfance calédonienne rythmée par les coups de pêche, les sorties en bateau et les campings sur les îlots. Elle avoue : « J’adore pêcher ! Ce n’est pas juste l’activité en elle-même, c’est aussi tout ce qu’il y a autour. C’est-à-dire le partage, l’attente, la prise, la convivialité et l’esprit d’équipe !»

Tout arrive à point…

Et comme dit l’adage : qui se ressemble s’assemble, ses meilleurs potes sont aussi des passionnés de pêche. L’année dernière, ils l’ont poussé à tester la pêche au gros : wahoo, tazar, maï-maï, thon, bonite, marlin… « Le principe consiste à laisser traîner une canne à pêche et un leurre derrière un bateau, qui continue d’avancer à faible vitesse, » explique Manon. L’attente peut être longue, voire très longue… « Il faut être patient ! » Le facteur chance est important, mais aussi « le lieu, les conditions météo sans oublier le choix du leurre ». Une fois que le poisson mord, il faut le faire remonter sur le bateau. Un exercice très physique, car il faut tenir compte de son poids et de la force du courant.

Résultat : Manon termine 2e du Trophée féminin de pêche au gros le 18 novembre 2017 à Nouméa. Sa prise : un wahoo de 20 kg. Pas mal pour un premier championnat !

Sa prise : un Wahoo de 20 kg !

Faire sa place dans un monde très masculin !

Pas évident de s’imposer dans une discipline réputée masculine. « Souvent, les garçons vont pêcher entre eux et ne proposent même pas aux filles.”  Clairement, elle n’a pas tort, on voit rarement les filles avec une canne à pêche…

Mais Manon a un avantage : elle a grandi dans ce milieu grâce à son papa et connaît bien les pêcheurs. La jeune femme affiche une forte détermination et un caractère bien trempé.  Elle n’hésite pas à marcher sur les plates-bandes des garçons. Et d’ailleurs, Manon aimerait voir plus de filles  dans le monde de la pêche, et notamment en compétition ! « Je suis sûre que certaines seraient intéressées, mais elles n’osent pas ! »

Allez les filles, on se lance !

Toutes les participantes au premier Trophée féminin de pêche au gros en novembre 2017