[QHH 2019] A Thio, on parle des dangers de Facebook !

La Quinzaine du Hip Hop, c’est aussi des moments d’échanges, de dialogue et de réflexion où la parole se libère. A Thio, les jeunes se sont exprimés, vendredi à Bota Méré, sur Facebook et ses dérives. Comment faire face à une publication raciste ? Je partage ou pas ? Quel comportement adopter face aux rumeurs ? Si les réseaux sociaux ont de nombreux avantages, ils ont aussi leur part d’ombre.


La Quinzaine du Hip Hop a fait escale vendredi 11 avril à Bota Méré, dans la commune de Thio. Les jeunes ont eu droit à un programme éclectique organisé par les associations Jeunesse Cöö, Art Cöö, Bota Méré Pawzani et la Case numérique.

La journée débute par un débat sur le thème des dangers et dérives de Facebook. « C’est un sujet important car ici aussi les jeunes sont impactés par les réseaux sociaux et Internet en général », souligne Wendy Nonké, animatrice à la case numérique de Thio.

Facebook reste le premier réseau social en Nouvelle-Calédonie, même s’il est en phase d’être dépassé par Instagram chez les plus jeunes. Aujourd’hui, personne ne remet en cause cet outil, qui, s’il est  utilisé à bon escient, permet de rester connecté et informé. Cependant, son utilisation donne lieu à des dérives qui nuisent la relation sociale et peut provoquer des ravages sur le plan psychologique.

Le côté obscur de Facebook !

En matière d’expression, la règle d’or est : « La liberté des uns s’arrête quand celle des autres commence ». Comment faire face à une publication raciste ? Parfois, il est préférable de se tempérer plutôt que d’avoir une réaction épidermique. Car celle-ci n’aura pour seul effet que d’attiser la violence, même si elle n’est « que » verbale. Il vaut mieux discuter par message privé avec l’offenseur, plutôt que de publier un commentaire au vu et au su de tous.

Je partage ou pas une publication ? Il faut se méfier des partages qui font le buzz sur Facebook et surtout se poser les questions suivantes : est-ce que cela nuit à la personne ou à son image ? Est-ce que cette vidéo est publiée à son insu ? Qu’est-ce que je ressentirais, si j’étais à sa place ? « Pour un moment d’égarement, une personne peut se retrouver sur la toile et être la risée de tous. Cela peut détruire sa réputation et l’emmener à la dépression voire au suicide ! » réagit une participante.

Après la réflexion, place à la détente sur la plage avec une partie de volley !

« On n’est pas obligé d’afficher ses opinions sur FB »

Que faire face aux rumeurs ? « Il ne faut pas croire tout ce qui circule sur le net sans réfléchir, » dit Alex  Toura, président de l’association des artistes de Thio Art Cöö. « Les rumeurs provoquent des émotions : colère, jalousie, joie… mais souvent cela part d’une mauvaise intention et il faut se poser la question de savoir si c’est vrai ou faux. »

Concernant les publications, Eric Olivier, coordinateur à l’Observatoire numérique rappelle : « On n’est pas obligé de publier ses opinions sur Facebook ». Et de souligner : « Tout ce qui est interdit dans la vie est aussi interdit sur les réseaux sociaux : insulte, violence, racisme et appel à la haine. »

La discussion a démontré que les jeunes de Thio sont bien au fait des dangers de Facebook. « Ils ont été très réactifs sur cette thématique car il faut bien l’avouer, on est tous sur Facebook ! souligne  Wendy Nonké, animatrice à la case numérique de Thio.  La morale, de tout ça ? Internet c’est bien mais il ne faut pas oublier la réalité. Et les commentaires des jeunes l’ont bien démontré ! »

Atelier de sculpture traditionnelle avec l’association Art Cöö.
Les artistes de Dix Vers Cités ont proposé des ateliers de graff et musique assistée par ordinateur l’après-midi, dans le cadre de leur Mix en Bouch’Tour.