Agriculture : Le nouveau défi de Linsay !

A 26 ans, Linsay Christian a déjà une vie bien remplie. Championne de saut d’obstacles, monitrice d’équitation, éleveuse de chevaux, directrice du Poney Club de Nouméa… La désormais jeune maman se lance un nouveau défi dans la production de poulet de chair. Un choix de vie aussi pour se rapprocher de la brousse, là où elle se sent le mieux.


Si certains mettent du temps à se choisir une voie, pour Linsay Christian c’était une évidence dès le plus jeune âge. Il faut dire que la jeune fille de 26 ans est tombée dedans « depuis toute petite » grâce à ses parents passionnés d’élevage. Son enfance, elle l’a passée aux côtés des chevaux, sur la propriété de Boulouparis qui compte aujourd’hui près de 70 chevaux et autant de têtes de bétail. « Notre métier, c’est l’élevage et l’amélioration de la génétique », tient à préciser la jeune femme. Mais de l’élevage à la compétition il n’y a qu’un pas, ou plutôt un saut, d’autant plus que la petite Linsay montre très vite des prédispositions pour le saut d’obstacles.

Plus qu’un simple sport, l’équitation est une véritable passion et Linsay veut en faire son métier. Après un baccalauréat technologique « au Lap », elle enchaîne avec un brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS) pour devenir enseignante animatrice en équitation. Elle commence sa formation en 2010 en Nouvelle-Calédonie et la termine en Métropole. « C’était une année un peu folle durant laquelle j’ai fait six aller-retour entre Laval, où je terminais mon cursus, et la Nouvelle-Calédonie. Je partageais mon temps entre les études, les compétitions en France et sur le territoire » raconte Linsay qui s’est accrochée à son rêve malgré les difficultés.

Volontaire, fonceuse et une capacité à mener plusieurs projets de front, elle deviendra en 2012, a à peine 20 ans, directrice du Poney Club de Nouméa et du centre technique de Païta qui compte 16 chevaux et où elle vit désormais. Malgré un planning de véritable chef d’entreprise, elle trouve le temps de poursuivre les compétitions et pas pour faire de la figuration : elle remporte en 2017 la 22e édition des Masters de La Gourmette, l’épreuve reine du saut d’obstacles en Nouvelle-Calédonie qu’elle avait déjà raflée en 2012.

Mais Linsay n’est jamais rassasiée et aime les nouveaux challenges. Surtout quand ils lui permettent de passer moins de temps au bureau et plus sur la propriété. « J’aime être dehors, au contact de la nature, des animaux », confie la jeune femme.

Il y a un an, avec son père, elle décide de se lancer un autre défi : participer au lancement d’une nouvelle filière avicole avec la province Sud, l’élevage de petit poulet de chair pour remplacer sur le marché calédonien le « poulet congelé » tant décrié. « Avec trois autres associés, nous avons répondu à cet appel d’offre parce que c’est un très beau projet qui doit permettre d’apporter sur le marché des produits de qualité, mais aussi de développer notre petite commune de Boulouparis en y créant de l’activité économique, donc des emplois », explique Linsay, déjà impatiente. Désormais dans l’attente du bouclage financier, elle espère pouvoir débuter cette nouvelle aventure avant la fin de l’année et ainsi se rapprocher de la brousse.

 

Lire aussi :  La filière avicole veut prendre son envol

Consulter toutes les aides pour l’agriculture ici