Clem, humoriste… mais pas que !

A 16 ans, Clément Cerneaux n’est pas un lycéen comme les autres. Son truc à lui, c’est faire rire. Véritable moulin à paroles, il n’est jamais à cours d’anecdotes et transforme tout ce qu’il raconte  en sketch. Inscrit malgré lui aux auditions pour le Stand up du rire l’année dernière, il se fait remarquer. Depuis, il enchaîne les prestations !


Avec ses lunettes, son sac-à-dos, Clem promène un air faussement timide de jeune geek. Mais lorsqu’il s’exprime, c’est tout l’inverse. Incroyablement prolixe et curieux, il pose son regard d’ado sur le monde qui l’entoure. Cela l’amène à se questionner et réfléchir sur ce qu’il voit ou entend. Et il prend un malin plaisir à aiguiser son esprit dans des sketches arrosés à la sauce locale. Car Clem aime dire qu’il est « caldoche » et… fier de l’être !

« Je suis de La Foa et me considère comme broussard ! Les gens s’imaginent souvent que je viens de débarquer en Calédonie. Or, je suis plus local que n’importe qui ! » Mais pour le jeune homme être « caldoche » ce n’est pas forcément parler avec un fort accent, même s’il avoue que lorsqu’il rend visite à son papy à La Foa, chassez le naturel, il revient au galop !

Déjà dans la cour du collège…

Faire rire les autres était juste un passe-temps au départ. « Cela a commencé à la pause de midi au collège de La Foa. Une copine me lance : fais-nous un sketch ! Et c’est devenu une tradition, tous les jours, je reprenais un sketch de Gad Elmaleh et parfois, il y avait des jeunes qui venaient écouter et rigolaient. » Petite précision : Gad Elmaleh est son humoriste préféré de tout temps !

Mais la passion de toujours de Clem, c’est la musique. Il joue de la guitare, de la batterie et chante. Avec son groupe « Les Triplés », il a même remporté le Trophée des jeunes artistes en 2013.

Arrivé au lycée Blaise Pascal l’année dernière, loin d’être dépaysé, Clem s’est vite fait de nouveaux amis. Son incroyable sociabilité et son humour finissent par le rendre populaire. Elise, une ancienne camarade de classe raconte : « Clem ? C’est un vrai moulin à parole ! Quand il commence il ne s’arrête pas, il a toujours quelque chose à raconter ! » Même les profs sont sous le charme d’après elle. « En classe, si le prof a le malheur de proposer un débat, vous pouvez être sûr que pendant 2 heures, il monopolise la parole ! » sourit-elle.

Avec Elie Semoun en 2017

Jeune et culoté !

Ses débuts en tant qu’humoriste, il le doit à une amie d’enfance, Stella, qui a eu la bonne idée de le taguer sous un post Facebook pour participer aux auditions du Stand up du rire en novembre 2017. « J’y suis allé par culot, juste pour prouver que je peux le faire ! » Il n’avait jamais écrit de sketch de sa vie, et ne le fait toujours pas vraiment d’ailleurs. « Je me contente d’écrire la trame du sketch et les blagues que je veux introduire… Le reste je brode. C’est pourquoi, ce n’est jamais exactement le même récit. » Dans ses gags, Clem parle de ce qu’il voit, de l’école des relations avec les amis et les parents.  La culture calédonienne y tient une place importante. « On rigole des mêmes choses car on a vécu la même enfance calédonienne. Il est clair que si je faisais le même sketch en France, les gens ne comprendraient pas. »

Et pour tester ses blagues, il a un conseiller précieux : Vincent son grand frère. « Quand j’ai un nouveau sketch, c’est à lui que je présente en premier. S’il rigole, alors je sais que ça va marcher. »

Peut-on rire de tout ? Pour le jeune humoriste oui, « mais pas avec tout le monde. Je m’attache surtout à ne pas humilier qui que ce soit. » Quant à savoir ce qui le faire rire, le jeune humoriste assure que tout le fait rire, bien qu’il ait une préférence pour « l’humour noir et intelligent ». Avec autodérision il ajoute : « Ma vie est un drame qui fait rire tout le monde sauf moi ! » Sacré Clem ! Et bonne nouvelle, il compte bien se représenter à nouveau cette année aux auditions du Stand up du rire le 16 juin au Rex !

©Gold Moove

©Clément Cerneaux

Samedi soir, Clem au Comedy Show! Bravo!😂😂😂😂

Publiée par Ann-Joëlle Blaise Meynier sur lundi 30 avril 2018