Des observatoires pour faire venir les oiseaux… et les touristes !

Huit jeunes originaires de la tribu de Oui Poin à La Foa ont travaillé sur un chantier d’insertion hors-norme. L’objectif : bâtir des cabanes pour observer les oiseaux. Retour en photos sur quelques-unes des étapes de ces travaux d’Hercule !


Camping ou accueil chez l’habitant, randonnées pédestres ou équestres… La tribu de Oui Poin accueille régulièrement dans son cadre magnifique les touristes. Depuis plusieurs années, deux des guides de la tribu avaient émis l’idée d’installer des observatoires où guetter les oiseaux des environs. C’est chose faite ! En trois mois, 6 jeunes de la tribu ont construit deux cabanes d’observation perchées sur les hauteurs.

Les stagiaires ont d’abord travaillé directement à la tribu sur l’assemblage des structures en bois…

… Avant de les démonter et d’arrimer les panneaux dans la benne des 4×4, pour une demi-heure de trajet sur des chemins ravinés et escarpés. Junior Médara encadrait les jeunes : « Pour transporter le matériel, ça n’était pas évident. Une première voiture devait passer devant pour débrousser ! »

Sur les hauteurs, il a fallu réassembler et consolider le tout, notamment au niveau des fondations pour résister aux cyclones. « Le plus dur a été de couler les dalles de béton, car on devait ramener de l’eau avec des fûts depuis la tribu », souligne Junior.

Côté matériaux, du bois de radiata de Nouvelle-Zélande, du teck et de la tôle ont été utilisés. Oui, mais aussi du palmier de forêt, du niaouli, ou des bambous, bref des matières premières dont les environs regorgent !

Les jeunes, habitués au travail du bois, ont aussi aménagé des passerelles ou des barrières autour des observatoires. Pour Junior, « la prochaine étape sera de planter autour des observatoires pour attirer encore plus d’oiseaux. On pense à des cerisiers bleus, des cordylines, des banians… »

Dans la continuité du chantier, les stagiaires suivis par la MIJ participent activement à l’évolution des projets dans leur dynamique tribu. Apiculture, élevage de cailles ou de poules, agriculture familiale… Le chantier leur a donné des perspectives et procuré le plaisir de travailler sur des matériaux naturels.

SD et Clémentine Hiva-Wamytan