Marie, comédienne dans la peau

Son joli minois ne passe pas inaperçu ! Marie Pluquin est une jeune comédienne prometteuse qu’on a vu au théâtre et dans plusieurs court-métrages locaux dont « Les Tourneurs de films » et « Dans l’ombre », tous deux primés au Festival du cinéma de La Foa. Cette fille a du chien et un sacré talent. Une « it-girl » à suivre !


Dès que le clap se fait entendre, tel un aimant, la lumière fixe la moitié du visage de Marie. Dans « Dans l’ombre », le court-métrage d’Erwan Bournet sorti en 2017, elle est grave, névrosée et agressive… Un personnage à l’opposé de la jeune comédienne solaire et enjouée. C’est la magie du cinéma, « incarner des personnages totalement différents de soi-même ! » s’exclame Marie. Le cinéma offre à Marie la possibilité de vivre plusieurs vies ! Son kiffe ? « Ce serait de jouer une psychopathe ! »

Tout commence en 2013. Marie n’a que 17 ans et elle est en première année de BTS Communication au lycée Lapérouse. A la sortie d’un spectacle au Théâtre de l’Ile, une annonce attire son attention : on recherche une jeune fille pour un court-métrage : « Les Tourneurs de films ». Elle note le numéro mais n’y croit pas trop. Sa mère la tanne pour qu’elle passe le casting. « J’y allais à reculons, persuadée que je ne ferais pas l’affaire. » Contre toute attente, Marie est retenue pour le rôle. « Quand Maxim Lebras, le réalisateur m’a appelé. J’ai sauté de joie. » sourit-elle. Une expérience inoubliable. « J’ai fait de belles rencontres ! Le tournage était très intense ! » Le film remporte le prix du meilleur court-métrage ainsi que le prix d’interprétation collectif au Festival du cinéma de La Foa en 2013. Un bon début pour la jeune comédienne qui, à partir de ce moment, attire l’attention.

« Je vis à fond mon rôle ! »

Le cinéma n’est pas quelque chose de fortuit dans la vie de Marie. A l’âge de 8 ans,  elle réclame à sa mère de l’inscrire à des cours de théâtre, chez Pacifique & Compagnie. Une passion qu’elle doit mettre entre parenthèse lorsque ses parents s’installent à Lifou pendant 4 ans. De cette période, elle se souvient : « Avec mon frère, on organisait des spectacles dans ma chambre qu’on présentait à nos parents. » De retour à Nouméa, elle renoue les liens avec Pacifique & Compagnie et s’initie à l’écriture de théâtre. Marie s’essaie aux «  matches d’impro ». Un exercice particulier qui lui plaît car elle aime se mettre en danger sur scène. Elle participe au projet de la pièce Cap ou pas Cap qui évoque le handicap. « Je me suis beaucoup investie et on m’a donné l’opportunité d’apporter ma contribution à l’écriture de la pièce. Une superbe expérience ! »

Au théâtre, Marie oublie tout. « Je me sens chez moi ! Je vis à fond mon rôle. » C’est quand elle entend la réaction du public ou les rires dans la salle qu’elle prend conscience d’être sur scène. « Dans le théâtre, on est souvent dans l’exagération, alors qu’au cinéma on joue plus dans la subtilité. Parfois, on ne dit rien mais il faut faire passer une émotion. »

Au Festival du cinéma de La Foa en 2017, elle rencontre la grande comédienne Marianne Denicourt, et n’oubliera jamais son précieux conseil : « Regarde autour de toi et sois ouverte aux projets qui se montent ici pour forger ton expérience ! » Le rêve de Marie ? « Jouer dans un long métrage réalisé par Manuella Ginestre dans l’esprit de Ravn ! » La vie est souvent pleine de surprises et Marie se donne un peu de temps pour vivre et mûrir. « Je veux d’abord exploiter les projets locaux. Et qui sait, peut-être qu’un jour je déciderai de tenter ma chance ailleurs ? Une chose me tient à cœur aussi, c’est de faire le tour du monde en voilier ! »  Tout ce qu’on peut lui souhaiter, c’est bon vent Marie !

 

 Participations

Court-métrage : Les tourneurs de films (2013), Galaxie sondage (2015), Dans l’ombre (2017), 2 clips musicaux.

Théâtre : Alice au pays des merveilles (2013), Cap ou pas Cap (2015), Huit femmes (2017)

Audiovisuel : chroniqueuse pour NCI