Kim vit son rêve côté cuisine

A 18 ans, Kimberley Barbou a déjà vécu une expérience extraordinaire : visiter Paris et participer à un concours culinaire télévisé, dans le cadre de l’émission Voyages & Délices. Retour sur sa folle semaine dans la capitale de la gastronomie !


Issue d’une famille d’origine indonésienne, et dont le métissage s’exprime jusque dans la marmite, Kimberley a très tôt enchaîné les expériences côté cuisine. En 1ère année en BTS de MHR (Management – Hôtellerie – Restauration) au Lycée Escoffier, la jeune fille a déjà réalisé un stage en Nouvelle-Zélande et a même participé l’année dernière, en Australie, à un concours de cuisine réservé aux établissements scolaires du Pacifique. « Ça m’a aidé à prendre confiance en moi, à me concentrer sur ce que je fais. Le truc qui m’a le plus touché, c’était de rencontrer d’autres cultures, du Japon, de Fidji, de Taïwan, Nouvelle-Zélande, Australie, Tahiti…! » se souvient Kimberley, avec enthousiasme.

TV et modèle

C’est cette expérience qui a conforté en Kim l’envie de concilier cuisines et voyages… L’an dernier, lors du tournage sur le Caillou de l’émission Voyages & Délices diffusée sur France Ô, Kim a rencontré un modèle en la personne de l’animatrice, Kelly Rangama. Le principe de cette émission itinérante ? Des commis accompagnent la Chef réunionnaise, ancienne participante à la saison 8 de l’émission Top Chef, dans sa découverte des produits et terroirs locaux. Et pour la Calédonie, c’est Kimberley qui a été sélectionnée par le lycée Escoffier et l’association des Toqués du Caillou pour accompagner Kelly.

Puis, en janvier dernier, alors qu’elle travaille pendant les vacances dans les cuisines du Sheraton de Deva, Kimberley apprend qu’elle a été également sélectionnée pour participer à la finale de la saison, à Paris. Un concours culinaire face à trois candidats venus de Guadeloupe, Martinique et de La Réunion !

Raconter une histoire

Aussitôt, Kimberley reprend les « entraînements », bénéficiant d’un coaching assuré par trois chefs calédoniens : Olivier Polizzi, Olivier Péan et Christophe Langé. Après avoir découvert les contraintes du concours, quinze jours avant l’épreuve télévisée, Kim discute de ses idées et élabore son menu. « Le but c’était de raconter une histoire, faire connaître les produits calédoniens, et que cela me représente, » résume la jeune femme.

Le jour J, les différents candidats découvrent le jury : le journaliste et ex-commentateur sportif Nelson Monfort, le chef des cuisines de l’Elysée Guillaume Gomez,  et le « pape de la pâtisserie » Philippe Conticini.

Kimberley avec Guillaume Gomez, le chef des cuisines de la présidence de la République

Côté cuisine ? En entrée, la consigne était de travailler un produit du terroir calédonien : « J’ai travaillé les coquilles Saint-Jacques de Bélep avec de la mangue en carpaccio, et, en accompagnement, une brunoise d’agrumes (mandarines, oranges, carambole), » raconte Kim. Pour le plat principal, le défi consistait à associer un produit typique à du roquefort… « J’ai fait flamber des crevettes bleues calédoniennes avec du rhum coco-ananas ; accompagnées de gnocchi de butternut, d’une gelée et d’une émulsion roquefort-coco. » Enfin, le dessert devait intégrer du chocolat : Kimberley a exécuté une génoise, un millefeuille à la patate curry et mousse de patate violette, avec un crémeux chocolat noir, et un caramel… à l’omai !

Des rencontres au top !

A côté de ce « battle culinaire » – dont les spectateurs connaîtront le verdict fin mai sur France Ô – Kimberley a profité d’un programme bien rempli à Paris : visite de l’impressionnant salon de l’Agriculture et d’ateliers de grands artisans de la gastronomie française, comme Michel Fouchereau, meilleur ouvrier de France fromager, et le fameux pâtissier Philippe Conticini. « C’était ouf de les rencontrer, ça booste pour le futur. Ils nous ont raconté leur parcours, nous ont dit qu’il n’y a pas d’âge pour aller voir ailleurs, pour faire de nouvelles choses ! » souligne Kimberley, dans un sourire.