Les violences conjugales ne sont pas que physiques !

Subir constamment des remarques déplacées et des stéréotypes sexistes, se faire surveiller par un conjoint jaloux… Dans les relations homme-femme, on évoque souvent la violence physique, mais a-t-on vraiment conscience des autres dérives ? En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, on fait un petit récap’ des violences conjugales à ne pas accepter !


La rubrique des faits divers est émaillée de tragiques épisodes de violences conjugales. Au-delà, c’est toute une conception de la vie en couple qui est révélée, et qui concerne l’ensemble de la société calédonienne indépendamment des origines, du contexte ou de l’âge : n’aurait-on pas tendance à concevoir parfois son ou sa partenaire comme un objet, sa « propriété » personnelle ?

Le taux déclaré de violences physiques et sexuelles faites aux femmes est, chez nous, sept fois plus élevé qu’en Métropole.

Il existe 5 catégories de violences conjugales :

* Physiques : Coups, gifles et jets d’objets…

* Sexuelles : Les plus taboues, elles concernent tous les actes sexuels imposés, sans consentement de la partenaire, qu’ils soient obtenus par l’usage de la force, de la menace, de la surprise… Le fait qu’un viol soit perpétré par un conjoint est une circonstance aggravante et punie par la loi ;

* Verbales (insultes…) : Ce sont les plus banalisées, les plus courantes aussi ;

* Psychologiques : Jalousie maladive, tendance à la manipulation et à l’intimidation, chantage (pouvant aller jusqu’à la menace de suicide « si jamais tu me quittes » !) ; Rarement identifiées, sans laisser de trace visible, elles font des ravages au quotidien sur l’estime de soi.

* Economiques et administratives : Confisquer les papiers d’identité ou les moyens de transport de sa partenaire, récupérer son salaire… Elles consistent donc à priver la personne de ce qui la rend autonome, pour mieux exercer une emprise sur elle.

Pour éviter que la situation ne dégénère, il faut être attentif aux petits signes avant-coureurs (réactions agressives, façon de parler…), dans notre relation de couple.

Si tu es victime ou témoin de telles dérives, les locaux de la Mission à la Condition Féminine en ville (derrière le Rex, au pied de la cathédrale) sont grand ouverts pour librement échanger avec le personnel habitué à la discrétion et au conseil. Plus d’informations sur https://www.province-sud.nc/espace-thematique/mission-condition-feminine