[Zoom métier] Gendarme Adjoint Volontaire (GAV), partie 1

Quel métier choisir ? On s’est déjà tous posé cette question ! Et si certains savent depuis toujours ce qu’ils veulent faire, pour d’autres c’est le flou artistique. Pour t’aider dans un choix de métier ou de réorientation, Tazar te propose des fiches métiers dans les secteurs d’activités porteurs en Nouvelle-Calédonie. Partons aujourd’hui à la découverte du métier Gendarme adjoint volontaire (GAV), avec Shirley et Jonathan !


Chargé de seconder les gendarmes sous-officiers, le ou la gendarme adjoint volontaire (GAV) souscrit un contrat initial de 2 ans, renouvelable une fois pour 3 ans. Une très bonne opportunité pour une première expérience professionnelle, et un tremplin pour une future carrière. Les GAV se divisent en deux « branches » : les Emplois particuliers (EP), ou les Agents de police judiciaire adjoints (APJA). C’est à ces derniers qu’on s’intéresse cette semaine !

En tant que GAV APJA, tu es l’équipier des sous-officiers et participes à la plupart des missions de la gendarmerie. Au cours du contrat, tu bénéficieras d’une préparation pour rejoindre les rangs des sous-officiers.

Quelles compétences sont requises ?

– Le sens du devoir,

– la rigueur et la discipline,

– la disponibilité,

– le respect des règles et de la hiérarchie,

– un bon relationnel,

– une bonne condition psychologique et physique.

Quelles sont les principales missions relevées ?

– Prévention de la délinquance,

– enquêtes judiciaires,

– interventions sur des accidents,

– assistance et secours,

– actions de répression.

Les conditions :

– Être de nationalité française ;

– avoir au moins 17 ans et au plus 26 ans à la date de dépôt de la demande ;

– être apte physiquement ;

– avoir effectué la Journée Défense et Citoyenneté (JDC).

– les mineurs ont besoin d’une autorisation parentale.

– aucun diplôme n’est exigé.

Les épreuves de sélection, sur une demi-journée, comportent :

– Un test psychotechnique ;

– Un test de connaissances générales ;

– Un test de compréhension de textes ;

– Une lettre de motivation à rédiger sur place.

Tu peux t’inscrire sur www.lagendarmerierecrute.fr. Tu seras ensuite convoqué par le référent recrutement à une session d’information et d’entretien de recrutement.

Formation en école

Si tu passes le test, une formation en école de 13 semaines, rémunérée, est prévue. Elle peut être effectuée dans une école de gendarmerie en Métropole, ou bien en Nouvelle-Calédonie.

Rémunération (à titre indicatif, net pour un célibataire, sans enfant)

– 179 000 francs environ en sortie d’école.

– Hébergement gratuit, allocation d’alimentation.

A la fin du contrat, si le GAV ne poursuit pas sa carrière dans la gendarmerie, un dispositif d’aide au retour à la vie civile est prévu.

Plus d’informations

Centre de recrutement concours et sélection de Nouméa

16 rue Frédéric Surleau – BP R3

98851 NOUMEA CEDEX

29.51.14

L’avis de deux pros

Shirley Belleau, gendarmerie de Dumbéa, 20 ans

Je venais de passer mon bac. Ma marraine qui est gendarme, m’a parlé des tests de sélection. Je les ai passés en 2016. J’ai eu un contrat de deux ans, renouvelé ensuite pour trois ans.

Nos missions sont très diversifiées : un jour on va faire de l’accueil au public, le renseigner, prendre ses plaintes ; le lendemain on peut être en patrouille sur la journée ; le surlendemain on peut faire des patrouilles journées et nuits, avec des interventions en cas d’appels ; le jour suivant on ne fait que des contrôles routiers… Et ça tourne !

Quand on reçoit des personnes, c’est gratifiant de pouvoir les aider. On ne sait jamais à quoi s’attendre quand on va sur le terrain, le bon comme le mauvais ! Être GAV, c’est bien pour découvrir le métier, quand on ne sait pas encore si on veut faire carrière. On découvre les différentes branches du métier. Ça nous permet une bonne orientation pour ce qu’on veut faire après. Pour la suite j’aspire à être gendarme mobile.

Jonathan Marurai, peloton de surveillance et d’intervention de Normandie, 28 ans

J’étais policier municipal sur la commune de Boulouparis. Je côtoyais beaucoup la brigade du village, où je me suis fait des amis ; je voyais que leurs missions étaient très différentes des nôtres. C’est comme ça que je me suis renseigné. N’ayant qu’un CAP je ne pouvais pas passer le concours de sous-officier directement, on m’a alors orienté sur les tests de Gendarme Adjoint volontaire, que j’ai passés en 2015.

Je suis dans l’intervention, en cas par exemple de violences intrafamiliales, ou plus fréquemment de vol de véhicules… On travaille environ quatre nuits par semaine, et aussi le jour quand on fait du renfort de brigade – pour les cas de bagarres à la sortie des lycées par exemple.

Ce que j’apprécie c’est l’absence de routine et la diversité des missions. On doit tout le temps nous réadapter selon les situations auxquelles ont est confronté. Il faut être disponible et aimer le sport. Je pense que le recrutement local est important, parce qu’on maîtrise mieux les codes avec les gens d’ici sur le terrain. Donc j’encourage les jeunes à s’engager !