Alexandre parle des bactéries en toute simplicité

Tu te rappelles d’Alexandre Bourles ? Le thésard qui kiffe les plantes et les bactéries. Eh bien figure-toi qu’après sa victoire au  concours « Ma thèse en 180 secondes », organisé à l’UNC, le jeune Calédonien est allé représenter le Pays en Métropole. Et il en a profité pour aller tenir sa première conférence scientifique (en anglais, s’il vous plaît !) à Munich, en Allemagne.  Y’en a pour lui !


Sous ses airs tranquilles et son humilité à toute épreuve, Alexandre est un bosseur qui se passionne pour les bactéries. Et pas n’importe lesquelles, celles qui stimulent la croissance des plantes du maquis minier. Grâce à lui, la revégétalisation des sols appauvris par les mines va peut-être gagner en rapidité !

Comme il aime le challenge, Alexandre, en 2e année de thèse, s’est inscrit au concours « Ma thèse en 180 secondes » en avril dernier. Bingo, il décroche la 1ere place à l’UNC, qui lui permet de partir représenter la Calédonie à la finale nationale du concours. « Dans notre milieu très cadré, présenter ses travaux de recherches en aussi peu de temps n’est pas un exercice que l’on a l’habitude de faire ! Mais du coup, maintenant, même ma famille comprend un peu mieux à quoi j’occupe mes journées ! » explique-t-il dans un éclat de rire.

Des études au fil de l’eau

Pourtant, au départ, c’est un peu par hasard qu’Alexandre se lance dans une licence de bio. Après un bac général à Blaise Pascal, il tombe sur une plaquette de l’UNC et décide de s’inscrire. Ça lui plaît. Son diplôme en poche, il fait un stage de recherche à l’IRD et s’inscrit en Master « Biodiversité végétale tropicale » à Montpellier. Ça lui plaît toujours. En plus, il peut venir passer ses stages pratiques sur le Caillou, où il rencontre les encadrants qui lui proposent ensuite de faire une thèse.

« En fait, tout mon cursus s’est fait un peu comme ça, au fil de l’eau… » sourit, humblement, le jeune homme de 25 ans, qui bénéficie d’une bourse de thèse de la province Sud.

Faire découvrir ses travaux dans le monde

S’il n’a pas gagné le concours cette année en France, Alexandre a quand même fini dans les 16 finalistes. Et, tant qu’à faire, il a profité de son passage en Europe pour participer à une conférence internationale à Munich, en Allemagne. « Ça a été une 1ere expérience très enrichissante ! J’ai rencontré des gens de partout et j’ai pu faire découvrir nos travaux à d’autres chercheurs », confie-t-il.

Un conseil à donner à un jeune thésard qui aurait envie de participer au Concours « Ma thèse en 180 secondes » l’année prochaine ? «Lance-toi, même si tu n’es pas à l’aise en public !  L’UNC propose des séances de préparation avec un conteur local qui t’aide pour tout ce qui est aspect scénique et ça te servira pour la suite de tes études. Comme on est toujours la tête dans le guidon sur des trucs hyper spécialisés, c’est un très bon exercice pour te refocaliser sur le but final de ton travail ! ». Allez, on se motive, les thésards !