[Hip-Hop] Un pas vers un métier !

Seize danseurs de hip-hop viennent d’achever une formation de 10 jours avec une étoile de la danse hip-hop. Un deuxième module qui est un pas de plus vers la professionnalisation des danseurs hip-hop !


De plus en plus de bgirls et bboys du Caillou sont sollicités par des compagnies de danses pour participer à des créations artistiques. La danse hip-hop envahit notre paysage artistique et se mélange volontiers aux autres disciplines pour former quelque chose d’unique en phase avec notre époque. L’année dernière, 15 danseurs ont suivi une formation initiée par la direction de la Culture de la province Sud. « L’objectif était alors de permettre aux danseurs d’acquérir des outils pédagogiques pour qu’ils puissent transmettre leur discipline, explique Alexia Duchesne, chargée d’actions culturelles à la province Sud. Cette année, la formation est orientée vers l’interprétation car la plupart sont autodidactes, il était essentiel de leur donner des moyens d’exprimer tout leur potentiel artistique. »

Un deuxième pas vient d’être franchi pour 16 danseurs qui ont reçu, vendredi 22 décembre au Centre Culturel Tjibaou, leur attestation pour avoir suivi pendant 10 jours une formation de 50 heures, dispensée par Mehdi Ouachek, danseur-formateur et membre de la compagnie Accrorap basée à La Rochelle.

Vivre de sa passion et aller au bout de ses rêves

La plupart ont appris à danser en imitant « les grands frères » ou bien en regardant des vidéos sur YoutTube. Ils s’entraînent dans les maisons de quartier, au Rex et se défient régulièrement dans des battles. Cette passion, presque un mode de vie, les anime depuis leur plus jeune âge et, beaucoup rêveraient d’en faire leur métier ou du moins de s’en rapprocher. Elijah, 16 ans, danse depuis qu’elle est en CM2. Habituée des battles, elle avait envie de vivre une nouvelle expérience en s’inscrivant à la formation. « J’ai commencé à la Burning School et depuis j’ai attrapé le virus de la danse ! Elle  m’a permis de me découvrir moi-même tout en découvrant les autres. J’ai envie d’aller au bout de ma passion.»

Parmi les danseurs, Stanley, 24 ans, membre d’UBC a déjà une expérience significative dans l’art scénique. Tout récemment, il été enrôlé  dans une compagnie australienne présente lors du Waan Danse Festival. « Ado, j’ai commencé par faire partie des Yamakasi puis tout naturellement, je me suis dirigé vers le break dance. C’est toujours intéressant de travailler avec des chorégraphes différents. »

Les danseurs Calédoniens sous la direction de Mehdi Ouachek

Une étoile de la danse hip-hop comme prof !  

Les danseurs ne pouvaient pas rêver mieux que Mehdi Ouachek pour les aider dans leur jeu d’interprète. Ce danseur est reconnu pour son style unique, « l’abstract danse »,  mêlant danse hip-hop, contemporaine, arts du cirque et mime. Il est membre de la compagnie Accrorap de Kader Attou et a également fondé sa propre compagnie : Art Move Concept.

« Medhi est quelqu’un de gentil et compréhensif, souligne Stanley. Il a bien saisi l’état d’esprit d’ici. Il nous fait comprendre que nous avons un potentiel et qu’il n’est seulement le vecteur. »

Cerise sur le gâteau, à l’issue de la formation six des 16 danseurs ont été sélectionnés pour reproduire une pièce chorégraphique intitulée « The Roots » de la compagnie Accrorap. Cette création sera présentée lors de la Quinzaine du Hip Hop 2018, en avril prochain ! On a hâte de voir ça !