La grande école par la « petite porte »

Intégrer une grande école sans passer par une classe préparatoire, c’est possible ! Victor Weschler l’a fait ! Rien ne prédestinait cet étudiant en licence de mathématiques, à entrer à l’école d’ingénieurs Centrale de Marseille. Pourtant, à force de travail acharné, il y est parvenu. Parcours.


Victor Weschler, 21 ans, revendique être un pur produit de l’université ! Comme lui, ils sont de plus en plus nombreux à tenter leur chance dans une grande école avec un niveau bac+3 passé sur les bancs de la fac. En effet, un étudiant sur trois n’est pas passé par une classe prépa. Preuve qu’en dehors de la « voie royale », il est possible d’obtenir le fameux sésame pour être admis à HEC, l’Essec, Polytechnique, Centrale, Les Mines, etc. « Mon parcours est loin d’être parfait, confesse Victor, modeste. Mais l’accès à Centrale est possible en passant par l’UNC ! » Et même mieux, les bons profils d’étudiants sortant de licences sont prisés par les grandes écoles. Pour Victor, « la solide formation dispensée par l’UNC », lui a ouvert les portes de la recherche qui le passionne depuis toujours.

L’amour des mathématiques

Féru de maths, Victor obtient son bac S au lycée Lapérouse avec la mention assez bien. C’est tout naturellement qu’il s’oriente vers la licence de mathématiques. « C’est à l’UNC que mon rêve de devenir ingénieur se confirme ». Les années de licence n’ont pas été de tout repos. « C’était intense et riche en connaissances ! » se souvient-il. Au cours de la troisième année, il tente les concours de plusieurs écoles d’ingénieur. Une période très dense au niveau de la charge de travail. « Je jonglais entre les cours de licence la journée et les épreuves écrites et orales la nuit » Sa persévérance et son travail s’avèrent payants. « J’ai réussi au-delà de mes espérances ! » Victor est accepté dans toutes les écoles où il a déposé sa candidature. Il avait le choix entre Polytech, Les Mines de Nantes et Centrale de Marseille. Il opte pour cette dernière : « C’est une école très réputée et reconnue dans le monde de l’entreprise et de la recherche. Et surtout, j’ai la possibilité de continuer à faire des maths, une matière que j’affectionne particulièrement ! » Depuis la rentrée 2016, parallèlement à ses cours à Centrale, il suit pendant les « vacances », un cursus de recherche qui lui permet d’approfondir ses connaissances en maths et d’effectuer des travaux en laboratoire.

Une aide qui tombe à pic !

Les études hors du territoire coûtent chères, surtout dans une grande école. Victor reconnaît qu’il n’aurait pas pu poursuivre dans la voie qu’il a choisi sans les aides de la province Sud. « J’ai bénéficié du prix d’excellence, pour mes résultats sur l’ensemble de mes études supérieures ainsi que de la bourse d’accès aux grandes écoles. » A cela, s’ajoute également l’argent qu’il a mis de côté grâce aux jobs d’été. « Sans aucun financement, j’aurais été contraint, à l’issue de ma licence, de m’inscrire à l’ESPE* pour devenir enseignant de mathématiques en Nouvelle-Calédonie. »

La première année à Centrale Marseille s’achève bientôt. Plus que deux ans avant d’être diplômé ! L’année prochaine, le futur centralien souhaite partir un semestre à Melbourne dans un laboratoire de mathématiques. L’avenir, Victor l’imagine dans la finance, l’audit/conseil ou encore la recherche et le développement. Car la finalité est de revenir exercer sur le Caillou, « pour lier plaisir du métier et retour aux sources ! »

*École Supérieur du Professorat et de l’Éducation