EMPLOI | Ces petits signes qui peuvent nous trahir

Comment améliorer sa communication verbale et non verbale ? Tel était le thème d’une Matinale de l’emploi organisée par la DEFE (mais si tu sais, la Direction de l’Économie, de la Formation et de l’Emploi !). Petit guide de ce qu’il faut faire et ne pas faire avant, pendant et après un entretien d’embauche. Petit guide pratique en 5 points !


D’abord, quelle est la différence entre communication verbale et non verbale ?

La communication verbale, c’est tout ce qui concerne la parole : le vocabulaire, l’intonation, l’articulation, l’élocution.

La communication non verbale englobe beaucoup de choses : l’écrit bien sûr, la graphie et les mots choisis, mais aussi l’attitude, la façon de tenir, de se comporter, la tenue vestimentaire et l’hygiène.

  • Premier mail, premier coup de fil 

Déjà, il faut bien s’informer sur l’entreprise, et le poste quelle propose avant d’entrer en contact. L’objectif étant de déclencher un échange verbal ou écrit avec l’entreprise, autant mettre toutes les chances de son côté et montrer qu’on est bien informé. Il faut donc aussi, dès le début des démarches, utiliser le bon vocabulaire, faire attention à l’orthographe, trouver la bonne intonation.

« La phase d’accroche est indispensable, c’est là, en quelques secondes que l’éventuel employeur va se faire une idée de vous », affirme madame Rocheteau, conseillère en insertion professionnelle à DCEC. « Une fois cette accroche réussie, la moitié du travail est fait, vous avez réussi à décrocher l’attention de l’employeur éventuel, continue la coach spécialisée en recherche d’emploi. Il s’est fait une idée positive de qui vous êtes et est prêt à aller plus loin dans l’échange ! C’est-à-dire, à regarder votre candidature avant de vous rencontrer ! »

  • La lettre de motivation

Dans cette lettre, il faut mettre les ingrédients pour que la communication soit positive : bon choix du vocabulaire, des tournures de phrases et une attention toute particulière portée à l’orthographe. « En plus de cela, il faut s’adapter à son interlocuteur, selon l’entreprise et l’emploi pour lequel on postule, explique madame Rocheteau. C’est pourquoi la partie accroche et information autour de l’emploi et très importante ».

Dans la lettre, on parle de l’entreprise et du poste à pourvoir, certes, mais aussi de soi. « Il faut personnaliser sa lettre, il faut argumenter, raconter son parcours, les expériences, même les plus petites, que l’on a accumulées, conseille madame Rocheteau. Et surtout penser à expliquer le pourquoi des choses que l’on avance »

  • Préparer son entretien

(Crédit Flickr – Eric Eggerickx)

« Dès le départ, il faut avoir les idées claires, sur ce que l’on est, sur nos capacités et ce que l’on veut », commence madame Rocheteau. « Il faut convaincre, donc il faut que la communication, avec l’éventuel employeur qui se trouve en face, soit claire. Et pour que ce soit claire à l’extérieur il faut que ce soit claire à l’intérieur de soi ».

Il ne faut donc pas hésiter à bien préparer son entretien en se posant les bonnes questions, les écrire sur un bout de papier et essayer d’y répondre : qu’est-ce que je veux ?  Quelles sont mes qualités ? Mes défauts (attention, prévient madame Rocheteau, pas plus de défauts que de qualités !) ? Qu’est-ce qui me plaît dans cet emploi ? Il s’agit de donner le bon message à la personne en face.

  • La première rencontre

Que ce soit pour un emploi ou pour stage, l’entretien est tout aussi important. « N’allez jamais à un entretien pour un stage, en pensant qu’il ne peut pas y avoir de recrutement derrière, insiste madame Rocheteau. Il peut toujours y avoir des bonnes surprises. L’entreprise peut garder votre CV si elle a accroché avec vous, ou même en parler à d’autres entreprises ! Il ne faut pas négliger la notion de réseau ».

L’entretien est une première étape vers une éventuelle collaboration qui est essentielle. « Dès l’entrée dans une pièce, on se fait un avis sur la personne, involontairement. Il faut donc avoir conscience de sa présentation, sa tenue, son sourire, la façon de se tenir », complète la conseillère.

  • L’entretien en lui même

(Crédit Flickr – dessin Klouchka)

Posture, tenue vestimentaire, regard, hygiène… rien ne doit être laissé au hasard ou négligé. Un entretien, c’est de la représentation, c’est « se vendre ». Il faut affirmer ce que l’on pense et ne pas détruire son message comme on a trop souvent tendance à faire : il ne faut pas dire « c’est bête ce que je dis », « laisse tomber » ou « c’est hors contexte ». « Il faut être sûr de soi, sans être désobligeant », complète madame Rocheteau.

Et bien sûr, on essaie d’éviter de mettre ses coudes sur la table, de parler sans regarder son interlocuteur, de regarder ses pieds, de triturer ses cheveux ou de mettre ses mains devant la bouche quand on parle…