MUSIQUE | Kaneka x electro = Wada [Part II]

[On en était là…] De fil en aiguille les deux artistes se tournent vers la province Sud. Ils décrochent (haut la main) une bourse à la création, pour justement, les aider à créer. La Province n’est pas la seule à jeter son dévolu Wada. C’est également le cas de Vincent Lépine, real’ d’un doc’ sur le Kaneka. Wada est bien à la croisée des genres et des chemins.


Colporteurs et collecteurs de sons

Les instruments, les voix, les sifflements entêtants, les battements de pieds, le vent qui souffle les arbres, sans oublier le cri des volatiles. L’aventure est en marche, Wada traîne ses guêtres sur  la Grande Terre pour échanger, d’abord, et récolter, ensuite. Quoi donc ? Des sons pour donner encore plus de corps à leur musique. «  L’électro est victime de son image urbaine, nous essayons de redorer son blason sur le Caillou en y recherchant des sonorités plus organiques » explique Hugo. « On parle d’abord, on enregistre ensuite », dit Jun. Hugo poursuit : «  Nous sommes sur une terre de paroles, on ne veut pas que les « vieux » se sentent pillés, donc on est dans l’échange permanent ». Cette délicatesse dans l’approche leur vaut un lot de rencontres inédites. De leur premier tour sur la Grande Terre, ils ramènent un travail « quasi ethnographique » comme se plaît à dire le producteur et chanteur de reggae jamaïcain Johnny Osbourne (himself !), qui a passé une tête dans le studio il y a quelques semaines.

Un tour de la Grande Terre plus tard…

Le duo recommence donc un tour de collecte. Poya, Canala, Houaïlou, Poum, Touho, « et pourquoi pas terminer par Hienghène, là où tout a commencé,  à Tiendanite ? » L’endroit où ils ont appris que le « Wada » est aussi  le fait d’aller au champ d’igname, selon Hugo. Car il y a une deadline : dans quatre à cinq mois, sonnera l’heure de la restitution de leur travail à la province Sud. Ils concoctent donc (entre autres) une compil’ de musiques récoltées dans le Nord, « sorte de cadeau pour le Pays ». Ce sera leur premier opus.

« Kanaky Avance » cherche figurants

« La musique de la Calédonie est unique, dans le monde et dans le Pacifique », résument Hugo et Jun, à l’unisson. Au retour de leur pèlerinage, ils entameront une période de production « sans trop savoir où ça va les emmener », avouent-ils. S’en suivra le tournage d’un clip au titre évocateur : « Kanaky Avance ». Tazar.nc se fera, en temps voulu, le relais d’un appel aux figurants. Car les deux compères voient les choses en grand pour leur premier clip : 200, 300 ou même 400 personnes marchant, toutes dans la même direction. A terme ? Wada ambitionne d’« attraper » toutes les vibes du Pacifique.

En attendant, si vous voulez voir et entendre le duo, rendez-vous samedi 27 mai, à Poindimié, où il sera sur scène avec d’autres groupes locaux!

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