Collab’ Australie x Nouvelle-Calédonie

Dans sept ans une cinquantaine de jeunes Calédoniens pourront obtenir, la très chic Option International du baccalauréat, « amazing » non ? Décryptage d’une politique de la réussite assumée.


English first !

Pour la première fois, sur l’ensemble du territoire, deux sections internationales franco-australiennes (SIFA) ouvrent leurs portes dans les collèges de Dumbéa-sur-Mer et Baudoux. Et, nouveauté cette année, on peut intégrer ce parcours d’excellence dès la 6ème. La promo zéro a été reçue au gouvernement.

Areïhana et Elsa, ont respectivement 10 et 11 ans, scolarisées à Baudoux pour la première et Dumbéa-sur-Mer pour la seconde. Pour Areïhana, cette classe est un tremplin : « avoir la possibilité d’obtenir des diplômes internationaux est pour moi une vrai chance » dit-elle. Elle est fascinée par l’Australie « c’est tellement cosmopolite, pour moi c’est le paradis sur terre ! ». Elsa est tout autant  passionnée aussi, de la culture anglo-saxonne.  Elle espère que ce parcours lui ouvrira les portes de l’Amérique. Des têtes bien faites mais surtout bien pleines ; elles se destinent toutes deux à enseigner l’anglais. Où ? Qu’importe du moment qu’elles voyagent ! Stanislas, Even, Romane, Louis et consorts défilent au pupitre ; ils s’expriment en anglais pour donner la couleur de l’année. « Thank you for the all organization » est la phrase qui revient le plus souvent.

Tu ne diras plus jamais « whaaaaaatt ?» !

Oui, les candidats sont sélectionnés sur le volet, mais leur portée est très large. Disséminés comme de petits ambassadeurs dans les classes, ils vont devoir « diffuser l’appétence aux langues vivantes », souligne Hélène Iékawé, membre du gouvernement en charge de l’enseignement.

L’anglais renforcé et l’école : une recette qui fait bon ménage

C’est un fait, la Calédonie est entourée de pays anglo-saxon. Le dispositif s’intègre pleinement dans le projet éducatif de la Nouvelle-Calédonie, qui donnera peut-être des idées à la métropole. Dans cette joyeuse assemblée, l’ambition est le maitre-mot.  La meilleure preuve ? Roman qui déborde d’enthousiasme souhaite « intégrer une école de cinéma, aux États-Unis, en Angleterre ou … en Australie, of course ! »


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