Quel métier porteur pour moi ?

Se lancer dans des études universitaires ou des formations ? Génial ! Mais pour quoi faire ? En manque d’idée ? L’enquête sur les métiers porteurs en 2016 donne quelques pistes. Editée par l’Institut pour le Développement des Compétences en Nouvelle-Calédonie, elle contient des informations qui peuvent être utiles. Tazar a rencontré ses auteures.


Qu’appelle-t-on les métiers porteurs ? Ce sont ceux pour lesquels il manque de la main-d’œuvre. C’est-à-dire, les personnes qualifiées pour occuper les postes proposés sur le marché de l’emploi. Pour nous éclairer sur ce sujet : Line Hadjifran, chef de service et Audrey Talaha, chargée d’études, à l’IDCNC, les deux auteures de l’enquête sur les métiers porteurs 2016*.

 Que constate cette étude ?

Les métiers porteurs se trouvent majoritairement dans deux secteurs d’activités. D’une part, les métiers qu’on appelle « supports à l’entreprise ». C’est par exemple : chargé du service administratif et financier, informaticien, contrôleur de gestion, consultante en organisation et conseiller en développement des carrières. D’autre part, les métiers de l’industrie tels : tuyauteur, agent de fabrication de production alimentaire, ingénieur d’études-développement, ingénieur hygiène, sécurité et environnement. Enfin, en troisième position, les métiers de la banque, de l’assurance et de l’immobilier. Nous dénombrons 68 métiers porteurs en 2016 contre 74 en 2014.

Ces métiers sont dits porteurs parce que les entreprises ont des besoins qui ne sont pas comblés par les demandeurs d’emploi actuels, c’est bien cela ?

La tendance est le besoin des employeurs en personnels hautement qualifiés de niveau ingénieur et master. Notamment dans le domaine de d’informatique, du très haut débit et de l’électronique. Au-delà du manque de main-d’œuvre, ce sont surtout les carences en compétences, en connaissances ou en expériences des candidats qui freinent le processus de recrutement. 28% des métiers porteurs concernent des activités de management. Parmi 14 nouveaux métiers porteurs, 10 sont des métiers niche. Ceux-ci se caractérisent par un niveau élevé de compétences mais un volume d’emploi très faible (moins de 10 emplois potentiels). Il s’agit entre autres de : maître d’ouvrage du système d’information, architecte des réseaux informatiques, responsable des ressources humaines ou encore concepteur du réseau télécoms.

A l’inverse, quels sont les métiers pour lesquels il y a trop de demandes et pas assez d’offres ?

41 métiers sont en excédent de candidats. Là, encore, le domaine du « support à l’entreprise » concentre la plus importante part de métiers les plus plébiscités. Ces métiers excédentaires se caractérisent par des niveaux de qualifications inférieures ou équivalents au bac. Les employeurs avouent leur difficulté à recruter sur ces métiers, en raison du manque de qualification, de motivation et de savoir-être des candidats, malgré un vivier de mains-d’œuvre excédentaire. Il s’agit d’employé de rayon, manœuvre en bâtiment, géomètre, employée de ménage, technicienne de surface, secrétaire, agent administratif et comptable pour n’en citer que quelques-uns. Il ne serait donc pas judicieux de se positionner sur ces métiers !

 

A RETENIR !
Une tendance à la baisse d’offre de métiers exigeant peu de qualification.
En revanche, les métiers porteurs sont actuellement, ceux qui nécessitent un haut niveau de qualification.

 

*L’enquête a été réalisée grâce à la collecte des données provenant de diverses sources : offres d’emploi des services de placement des provinces, besoins exprimés des entreprises, nombre de diplômés pour les deux dernières années et demandeurs d’emploi pour la période et leur qualification.

Consulter l’enquête en ligne