J’ai testé pour toi : l’antigym

Le syndrome de « l’anti » a encore frappé. Cet OPNI (Objet Physique Non Identifié)  n’est pas une thérapie, ni un sport et encore moins une activité sportive. Mais alors, KEZAKO ? Bref : j’ai testé pour toi : « l’antigym ».


De quoi ?

Si on part du principe que le bronzage n’est pas un sport, alors je n’en pratique pas.  Pour remédier à mon problème et essayer de me racheter une conduite par la même occasion,  me voici errant dans les allées du forum des Sports et des Loisirs au Nouvata. Entre le stand de kitesurf et celui du scrapbooking, je tombe nez à nez avec un concept alléchant : l’antigymnastique.

Rendez-vous en terre inconnue 

Cap sur Val Plaisance,  dans un lieu qui sent bon le zen : le Cabinet du Bien-Être. En plus d’enseigner l’anti-gymnastique, Yvanne Buffart est thérapeute énergéticienne. Côté référence, elle fait partie des cinq personnes certifiées du territoire. Pour savoir à quelle sauce je vais être mangée (ou dévorée), je flâne sur les Internets pour glaner des infos. Opération réussie. Wikipédia a dit : « l’antigym est une méthode créée par Thérèse Bertherat, kinésithérapeute qui vise à une meilleure connaissance de son corps afin d’apprendre à relâcher, par soi-même, tensions et contractions musculaires ». En d’autres termes : se décoincer, sans suer ! C’est par-fait !

« Je vous invite à vous mettre à plat-dos »

Nous sommes 6 cet après-midi-là à prendre ce temps pour nous connecter à nos sensations corporelles (ou déconnecter de nos smartphones). Chacun s’exprime sur sa motivation à participer à une telle séance : faire le parallèle avec le yoga, éradiquer une douleur qu’un ostéo n’a pas pu dompter, les raisons sont multiples. Yvanne nous invite à nous mettre au « travail ». Car oui, c’est toute la subtilité de la discipline : bosser sans en avoir l’air ! Top départ. La séance débute débout avec un travail autour des pieds. Dans un calme olympien on poursuit autour des genoux. La méthode veut se distinguer de la gymnastique classique en ne répétant pas (inlassablement) les mêmes mouvements. Je sens certaines sensations, certaines douleurs même. La séance se poursuit à plat-dos. Fléchissement des jambes, travail autour du sacrum. Oui, je découvre des muscles inconnus en explorant des zones dont je ne soupçonnais pas l’existence.

Une méthode psyco-corporelle

Balles, polochons remplis d’épeautre et autres graines tant aimées des vegans sont les accessoires qui vont avec la discipline. Ne pas forcer le mouvement, accepter de ne pas aller plus loin que ce que ma jambe, mon dos où mon petit orteil me permettent. «Sentez votre nuque », Yvanne nous invite à porter l’attention sur les sensations qu’un mouvement provoque plutôt qu’un autre. Allez, je vous l’avoue. A la base j’avais quelques réserves à m’immerger dans cette méthode douce. J’étais du genre « les gourous du bien-être ont encore frappé » ! Mea-culpa. OK : la comparaison entre l’avant et l’après s’avère palpable. Exit le perfectionnisme et l’éloge de la performance. Cette séance de découverte est un curseur pour connaitre ses limites et entamer un travail musculaire par la respiration. Alors suis-je libérééééééee ou  délivrééééééée de mes maux? Pas complètement. Mais c’est en bonne voie.

Pour aller plus loin


> Pour en savoir plus sur l’Antigym d’Yvanne Buffart :

> L’antigym à Nouméa :

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