De la passion à la transmission !

Hier encore, ils n’étaient que des bboys s’affrontant dans des battles ou se donnant en spectacle. Aujourd’hui, ces danseurs de hip-hop sont des futurs intervenants artistiques, prêts à transmettre leur passion. Ils viennent d’achever une formation professionnelle au Centre culturel Tjibaou.


Vidéo réalisée par Antoine Paullic, étudiant en DUT MMI, stagiaire de Tazar. 

Sur la scène de la salle Sisia, pieds nus, les danseurs suivent pas à pas, les mouvements initiés par Florence Vitrac, professeur de danse contemporaine et Quentin Rouillier directeur artistique de la compagnie Moebius.

Pour les 16 futurs intervenants artistiques, suivre une préparation physique adaptée est la clé. « L’atelier ‘’entraînement régulier du danseur’’, a pour objectif de leur donner le goût des déplacements dans l’espace, explique Quentin Rouiller. C’est aussi un travail sur le corps et la connaissance de l’anatomie. Cela inclut des exercices de performance, de présentation et d’enseignement afin qu’ils puissent transmettre leur savoir. »

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Pendant 10 jours, les danseurs issus de plusieurs crews (Résurrection, UBC, Saïan, RS Impact, Funny Swarm et All dance addict), ont suivi cette formation qui les mènera sur la voie de la professionnalisation. Le programme proposé, leur permet d’acquérir des outils pour animer des ateliers destinés à différents publics. « Cela s’inscrit dans la continuité de notre soutien au mouvement hip-hop depuis 2009, souligne Alexia Duchesne, chargée d’actions culturelles à la province Sud. La finalité, c’est qu’ils puissent obtenir un agrément pour intervenir dans différents établissements scolaires ou centres culturels. »

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Une attestation d’intervenant hip-hop

Un autre volet et pas des moindres, concerne le montage de projet. Cet enseignement est dispensé par Thomas Raymond, organisateur du BOTY France. « Je leur donne des connaissances qui va les aider à construire leur projet, notamment pour les demandes de subventions. Ils se sont montrés très réceptifs et curieux d’apprendre !»

La difficulté de la danse hip-hop est qu’elle reste orale. Il n’existe pas de diplôme d’Etat comme en danse classique, contemporaine ou jazz qui permette de légitimer une transmission de professeur à élèves. Et ce malgré qu’elle existe depuis une trentaine d’années.

Les stagiaires ont reçu leur attestation, jeudi 15 décembre. Celle-ci valide 120 heures de formation. L’occasion pour eux de présenter un petit spectacle résumant les 10 jours de formation.

« N’oubliez pas ce jour, leur recommande Quentin Rouiller. 120 heures, ce n’est pas rien ! Et ce n’est que le début si vous souhaitez vous professionnaliser. »

Retrouve le trombi des 16 danseurs sur la page Facebook de Tazar

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« J’ai appris plus de choses que d’autres jeunes de mon âge. Cela va me permettre d’améliorer ma pratique de la danse. »

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« Les ateliers sont enrichissants ! On nous a donné une méthodologie pour enseigner la danse ! »

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« Un bel apport, une bonne vibe et une bonne connexion entre nous. Grâce à cet apprentissage, on va pouvoir transmettre le mouvement hip-hop en Nouvelle-Calédonie. »

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« J’ai beaucoup apprécié l’émotion, le partage. Pour moi c’est très positif et en plus je viens d’avoir mon bac ! »

 

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