Série « From Nouméa to Paris » [part 2]

On en était là : […C’est stressé (et en plein jet-lag) qu’elle apprend que « la première bénéficiaire de la convention » : c’est elle. Le 29 aout 2017 elle fera son entrée à la prestigieuse et non moins impressionnante,  SciencesPo Paris.] Tazar a choisi de marquer à la culotte Tuamanaia Foimapafisi-Vili.  Où en est-elle dans ses préparatifs ?


Tic, tac, tic, tac

L’heure est grave, le grand départ approche. C’est indéniable, l’aspect pratico-pratique des préparatifs entame un peu l’exaltation d’ouvrir ce nouveau chapitre.  Au diable le stress y tutti quanti !  Tuamanaia, le sais, ce sera une expérience juste « incroyable » se rassure-t-elle. La priorité pour les jeunes mariés, c’est de s’emparer d’un logement, enfin d’un point de chute, au moins pour le début. Coup dur, elle doit attendre juin pour avoir une réponse du Crous. C’est là que la Maison de la Nouvelle-Calédonie entre en jeu. La précieuse. Elle centralise les différentes opportunités. Après tout, qui ne tente rien n’a rien.  Elle formule une demande de logement à la Cité Internationale Université. Là encore, rebelote, le couperet tombe en juin. L’étudiante est connectée. Les pushs rythment sa journée. Elle consulte le très « in », « Tinder de l’immobilier ! » comme le boss aime à nommer le concept. Pour l’anecdote (ou le chauvinisme), Pinpo a été pensé par un crew de calédonien. Son principe : matcher des (adorables) futurs locataires avec des (heureux) propriétaires. Des solutions, il en existe toujours. Elle n’exclut pas l’auberge de jeunesse pour commencer et un foyer pour la suite.

Le hic : le billet d’avion

C’est là que ça se complique. La majorité des rentrées universitaires s’effectuent en octobre ou au mieux fin septembre.  Sa deadline du 29 aout l’empêche de monter dans le « charter » que la province Sud affrète chaque année pour la métropole. Elle entame alors une tout nouvelle carrière de scruteuse de bon plan des airs. D’options en options ; BOUM, un one way à 70 000 f. D’ici quelques jours il sera sien !

Le nerf de la guerre 

L’argent. Mais Tuamanaia a quelque chose en plus. L’excellence.  Et figure-toi qu’à l’UNC, ça met du beurre dans les épinards. Notre cobaye attend deux bourses. Oscars et Césars, tremblez ! Madame a reçu le prix de l’excellence pour (modestement) l’ensemble de son œuvre. la récompense : 100 000 f. Son excellence à passer les frontières de l’UNC. Le MEDEF lui a (aussi) décerné un prix. Cette fois, c’est le côté major de promo qui a fait grimper les enchères. Garçon addition s’il vous plait ! La facture est salée mais dans le bon sens, elle frôle les 150 000 f.  La bourse d’Etat et la bourse de la province Sud : check. Saches-le, il est impossible de cumuler ces deux bourses. Tua choisira la bourse d’Etat, liée de près à son DSE, plus connu sous le doux nom de Dossier Social Etudiant.

L’eau à la bouche

Elle le sait, il va falloir avoir un fond de roulement, au début du moins. « Pour payer la caution et le premier loyer, j’économise depuis un an grâce à mon job à l’UNC » dit-elle.  Le service com’ de SciencesPo ne lésine pas pour choyer leurs étudiants. A coup de newsletters, ils annoncent des guests et montent des (gros) « coups ». La semaine dernière c’était  le red-chef’ du New York Times qui était dans les murs pour une rencontre (pour le moins) privilégié avec les étudiants.

La suite est à découvrir dans la partie [III] de la story…