Rencontre avec les agriculteurs de demain ! [1/2]

Ils sont jeunes, ils cultivent un potager, reprennent une exploitation familiale ou bien envisagent de devenir producteur agricole. Mais vivre de l’agriculture de nos jours, est-ce possible ? Tazar est allé à la rencontre de jeunes agriculteurs lors de la première édition de la Journée Néocalédonienne des Jeunes Agriculteurs (#JNJA) organisée par l’ERPA (Etablissement de Régulation des Prix Agricoles), le 5 septembre à Deva.

 


Robert et Richard Tidjite,  Pouembout

Dans la famille Tidjite, cultiver son potager est une tradition ! Ce n’est donc pas étonnant que Robert et Richard, deux frères ont décidé de reprendre la petite exploitation familiale à la tribu, pour y développer l’activité maraîchère. « Nous sommes actuellement en formation pour être ouvrier agricole au lycée de Pouembout » disent-ils. Ayant grandi les mains dans la terre, les deux frères n’envisagent pas leur avenir autrement. « On est libre quand on travaille pour soi-même, on ne dépend de personne. Et cela nous plaît d’être à l’extérieur plutôt qu’enfermés dans un bureau !  » Les deux garçons cherchent à s’informer et se former au système d’irrigation pour améliorer leur production. Ils songent aussi à solliciter des aides financières pour développer leur activité maraîchère.

Alexis Blanchard, Bourail

Alexis a quitté son travail de salarié il y a quelques mois, pour se lancer dans une nouvelle expérience professionnelle et personnelle. Son projet : développer une permaculture qui serait non seulement  un espace de production vivrière mais aussi un lieu de vie et d’échanges culturels. Dans cette ferme, Alexis imagine une communauté unie par des valeurs communes dont la plus importante : le respect de l’environnement et des espèces vivantes. Dans ce système permacole, l’homme fait partie de la nature mais n’est pas au centre de la nature et surtout ne la domine pas, mais travaille de concert avec elle. « On peut envisager plein de choses dans cette permaculture, comme le recyclage et la valorisation des déchets, de sorte que tout est transformé et réutilisé, ainsi il n’y a pas de gaspillage ! » Un projet qui n’est pour l’instant qu’au stade de balbutiement, car Alexis n’est pas propriétaire. Mais il envisage sérieusement à acquérir un bout de terrain. Après quelques recherches, il conclut que « Cela ne va pas être simple ! » mais ce projet lui tient à cœur. Alexis mettra le temps qu’il faut mais il montera sa ferme permaculture, il se le promet !