J’ai testé pour toi : (sur)vivre 24H sans les réseaux sociaux

On a dû souvent te dire « on est jamais mieux servi que par soit même ».  Si tu te demandes l’effet que procure un « jeûne » des réseaux sociaux sur ton cerveau, j’ai testé pour toi. Facebook est, comme pour deux milliards d’usagers, mon acolyte quotidien. Bref, j’ai divorcé pendant 24h avec les réseaux sociaux.


Moi en conférence de rédac’ : « je me porte volontaire pour essayer une de ses journées « sans » ». Ni une, ni deux, je regarde les éphémérides. Aie, ça coïncide avec la journée mondiale sans Facebook, le 28 février.  Trois, deux, un, je coche « OK »  sur la fenêtre « supprimer de la barre de favoris ».

Biberonnée aux réseaux sociaux

Je te dessine mon profil. Voilà presque 10 ans maintenant que je me « logue » sur Facebook, cela date de l’époque où l’interface était uniquement dans la langue de Shakespeare  (oui, en anglais, donc).  Je « tweet » depuis 6 ans tout en postant des #pornfood sur Instragam depuis 5 ans. Tu comprendras aisément que ne pas aller y glaner des infos durant 24 (longues) heures est pour moi une punition.

Le jour le plus long

Je choisis un samedi pour vivre mon expérience, sinon ce n’est pas drôle. Après une mauvaise nuit, ma « rehab-facebook » commence dès le saut du lit.  Il y a juste quelques personnes de ma famille qui sont au courant de mon immersion de peur qu’ils appellent la police ou placardent un avis de recherche sur les vitrines des shops.  Arrêter de consulter les réseaux sur ton ordinateur, c’est une chose, mais je n’avais pas anticipé la dure réalité des coassements des notifications qui défilent sur mon smartphone. Péniblement, j’en fait fie.

Décès 2.0

« Allo ! Tu réponds quand on te parle sur Facebook ? », « Tu fais quoi aujourd’hui ? » s’affiche régulièrement sur mon téléphone. Déformation professionnelle oblige,  c’est surtout pour obtenir (rapidement)  une information que l’expérience s’avère épique. Qu’importe,  je continue dans ma journée « low technologie ». C’est fou comme dans ce genre de cas, on trouve tout un tas d’activités dites parallèles pour s’occuper (ou tuer le temps) comme le ménage, la vaisselle, ou faire ses vitres. Après réflexion, je ne suis pas (encore) assez au bout du rouleau pour me lancer dans une opération « vitres-propres ».

Retour à une communication pré-historique

La place prise par les réseaux a altéré nos relations à l’autre. Ne rien poster durant plusieurs jours sans raison valable comme réviser le bac ou rencontrer un problème de débit, éveille les soupçons ! Les heures passent, je m’occupe différemment. Grande nouvelle, je parviens à tenir une conversation sans avoir le nez sur mon téléphone toutes les deux secondes. L’objet de toutes les tentations reste loin de moi. Pour contrecarrer le manque,  je reviens à des gestes casi-oubliés : envoyer des SMS ou des e-mails.  Tout n’est pas sur off non plus !  Le plus dur n’est pas de se passer d’aller voir ce qui se trame chez Zukerberg, ou chez l’oiseau bleu,  c’est finalement l’idée qu’on se fait de ce manque. Mon « come-back » en ligne ne fût pas si jouissif.  Du coup, t’essayes et tu me racontes ?