Les doctorants bûchent pour le pays !

Rencontre de troisième type avec les thésards aux Doctoriales ! L’intitulé d’une thèse, à lui seul, fait au minimum deux lignes. Les sujets d’études sont souvent des mystères pour le commun des mortels. Les Doctoriales organisées les 3 et 4 août derniers, par l’UNC, permettent de valoriser le travail de ces têtes bien faites et bien pleines ! Et surtout, de mettre en lumière l’intérêt de leurs recherches pour la Calédonie. Présentation.


Pour passer trois ans ou plus à étudier un même sujet, il faut être passionné, mais pas que… Si l’univers de la recherche semble hermétique pour les non-initiés, les étudiants qui choisissent de s’orienter vers la recherche s’engagent dans la voie de l’excellence et de l’exigence. Car une thèse est, par définition, un travail de recherche universitaire sur un sujet, disons, pointu…

Pas des rats de laboratoire !

Le travail du chercheur débutant consiste à collecter des données, des informations et des faits en suivant un protocole stricte pour prouver une hypothèse de départ (la fameuse problématique, qu’il t’arrive de croiser dans tes devoirs !). En clair, le doctorant émet une affirmation, qu’il doit tenter ensuite de prouver. Dans quel but ? Faire avancer le savoir et la connaissance ! Pour mériter le titre de « docteur », le doctorant doit soutenir son mémoire de thèse devant un jury. Mais avant d’en arriver là, l’Ecole doctorale de Nouvelle-Calédonie organise chaque année Les Doctoriales, un événement destiné à valoriser le travail de ses doctorants. Car ils sont une quarantaine sur le Caillou !

Des travaux pour le pays

Loin d’être une masturbation intellectuelle, une thèse impacte souvent notre vie quotidienne. Une trentaine travaux de recherche ont ainsi été présentés lors de ces Doctoriales. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les doctorants se soucient de notre avenir ! L’autosuffisance alimentaire, l’institutionnalisation consentie du mouvement indépendantiste, les impacts du changement climatique dans le Pacifique Sud… L’environnement et la protection des espèces animales et végétales font également partie des centres d’intérêt de nos thésards, avec notamment des études sur les baleines à bosse, les requins ou encore les roussettes menacées par les chats « haret » (des chats retournés à l’état sauvage).

Et les lauréats 2017 sont…

Le jury des 10e Doctoriales a récompensé trois prix : Elodie Calvez (Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie) a remporté la meilleure présentation orale pour ses recherches sur le Zika – Noémie Coulombier (ADECAL, Ifremer) a présenté la thèse offrant la meilleure perspective de valorisation économique, sociale ou culturelle avec son travail sur les micro-algues et Lise Leroy (Institut agronomique néo-calédonien) gagnante du prix du meilleur poster grâce à ses travaux sur le papillon piqueur de fruits.

Bravo à nos jeunes chercheurs !

Photo archive 2016