Le feu sacré de Matthieu !

L’allure sportive et enjouée mais le regard déterminé. A 20 ans, Matthieu Brault est pompier volontaire à la caserne Lucien-Parent à Nouméa. La mission qu’il s’est donnée : sauver des vies. Fin juillet, il réussit le concours de sapeur-pompier professionnel. Embrasser sa vocation, un rêve devenu réalité !


« A la base, je voulais être maître-sauveteur à la Baie des Citrons ! », confie Matthieu Brault. A 18 ans, il passe le Brevet National de Sauveteur et Surveillant aquatique chez les pompiers volontaires. Une continuité logique dans le parcours de cet ancien nageur de compétition. Plus qu’une passion, le sport est essentiel à son équilibre. « Si au départ, mon souhait était de faire de la surveillance de baignade, j’ai vite pris goût aux missions de pompier volontaire. Mes parents m’ont inculqué l’esprit de cohésion et l’altruisme. Des valeurs que je retrouve dans ce métier. » Matthieu passe toutes les formations requises pour être opérationnel (secours à la personne, accidents de la circulation, incendies et risques environnementaux).

Ce qu’il aime dans cette activité ? « Tout ! », répond-t-il sans hésiter. « J’aime le sport et à ce niveau, je suis servi ! Nous avons deux heures d’entrainement par jour. » Une journée dans la vie d’un pompier commence le matin par un rassemblement général, suivi de la vérification des camions et du matériel. Puis les pompiers s’activent aux manœuvres de secourisme. A 17 h, c’est quartier libre ! Enfin… s’il n’y a pas d’urgence bien sûr ! « La satisfaction pour moi, c’est de réussir une mission et préserver la vie ! »

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« J’ai beaucoup mûri en deux ans ! »

L’une des caractéristiques du métier est la vie en communauté. « Il faut aimer ça car on passe beaucoup de temps ensemble. Les gardes peuvent durer 36 heures ! ». En tant que volontaire, Matthieu consacre entre 48 h et 240 h par mois à cette activité. L’humanité, la solidarité et une bonne condition physique sont nécessaires pour exercer ce métier. Mais pas seulement. Pour le jeune homme, il faut également « savoir communiquer, rassurer et informer les personnes que l’on secourt. »

Aujourd’hui, Matthieu regarde le chemin parcouru depuis deux ans : « J’ai mûri plus vite que la plupart des jeunes de mon âge. J’ai aussi acquis plus de confiance en moi. » En juillet dernier, il est reçu au concours de sapeur-pompier professionnel. En attente de poste actuellement, le « soldat du feu » espère plus que tout exercer ce métier qui le passionne. « Je ne me vois pas faire autre chose. Mais si je ne peux pas atteindre cet objectif alors je me dirigerais vers le coaching sportif. »

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