Soufiane Mister popping !

Impossible de parler de danse debout, sans faire référence à Soufiane Karim ! Arrivé sur le Caillou il y a 10 ans pour suivre sa passion, il a contribué à la formation des bboys Calédoniens et monté la compagnie-école Posuë. Après avoir voyagé aux quatre coins du monde, il est revenu l’année dernière pour notre plus grand plaisir !


Avec ce sourire simple et franc qui le caractérise, Soufiane nous reçoit à Espace Danse, une salle au Faubourg Blanchot où il donne des cours depuis plusieurs mois. La salle est sans prétention mais suffisamment spacieuse, pour y accueillir une quinzaine d’élèves. « J’ai un groupe en masterclass très motivé ! » nous annonce-t-il fièrement. Si Soufiane enseigne depuis le début de sa carrière, c’est peut-être récemment qu’il éprouve une réelle passion pour la transmission. « Au début, on a surtout envie de danser pour soi, d’expérimenter au grès des pérégrinations, des rencontres et des échanges artistiques. » En devenant prof de danse, il retrouve le simple plaisir de danser comme à ses débuts. « Après avoir créé des spectacles, monté des projets artistiques et participé à diverses collaborations,, aujourd’hui, je suis revenu à l’essentiel : la danse debout. »

Masterclass avec Soufiane

« Ouvrir le hip-hop au plus grand nombre »

Soufiane s’éclate aussi bien avec les plus jeunes qu’avec les danseurs confirmés. Cette année, il souhaite ouvrir à un plus large public pour changer cette image de « jeunes de quartiers » qui colle au hip-hop. « J’aimerais rendre la pratique de la danse debout accessible à tous, parce que la danse est fédératrice peu importe d’où qu’on vienne. »

Artiste et danseur hip-hop confirmé, c’est tout naturellement qu’on le retrouve à la Quinzaine du Hip Hop. Mister Soufiane tient une résidence au centre culturel de La Foa du 3 au 7 avril et il sera membre du jury pour le Stand up battle le 8 avril au Rex. « Le gagnant remportera sa place pour le Destructive Steps à Sydney, un concours de popping très réputé ! » Soufiane l’accompagnera mais ce n’est pas tout : il participera lui aussi à ce concours, because bboy un jour, bboy toujours !

Un hip-hop métissé et multiculturel

Pas toujours facile de vivre de sa passion Soufiane en sait quelque chose. Au sujet de sa formation, il raconte : « J’ai été à l’école de formation de danse hip-hop à Paris. J’ai pris des cours avec les meilleurs danseurs et profs qui sont des pionniers dans la danse debout. » Mais courir les castings ne nourrit pas toujours son homme, il décide alors d’être formateur. En suivant un professeur, il atterrit en Calédonie en 2006. On lui propose ensuite de rester pour former les danseurs Calédoniens (Simane, Yoan Ouchot…). Après le succès de son solo Sweet home, il fonde la compagnie Posuë. « C’est à la fois une troupe de danse et une école. L’idée est de se former par et pour la création artistique. Nous sommes allés à Fidji, au Vanuatu et à chaque fois on a fait des représentations et donné des stages.» Posuë s’est produit en France, en Nouvelle-Zélande, en Australie en Malaisie, en Indonésie…. De ses voyages, Soufiane est revenu enrichi. « Les traditions ancestrales et les gestes traditionnels me fascinent, je m’en suis beaucoup inspiré pour mes créations. »

Spectacles de Posuë  :

2010 : Well’come ! (peinture)
2011-2012 : Rù (tatouage)
2013-2014 : Graffyk (calligraphie)