Léa, le bodybuilding dans la peau

De la sueur, du muscle… mais pas que ! Léa Trossel, championne du Pacifique Sud de bodybuilding l’affirme : le culturisme c’est aussi beaucoup de grâce, de féminité et de force mentale.  De Boulari aux Îles Salomons, la jeune fille de 22 ans, qui vient de terminer sa licence éco-gestion à l’UNC, enchaîne les victoires depuis sa première compétition au mois de Juillet.


Léa, 1m55 de muscles ! Très souriante et détendue, elle revient sur son impressionnant parcours avec humilité et simplicité. « Au départ, la compétition c’était un challenge, mais je ne pensais pas aller aussi loin !, confie celle qui a ramené 3 médailles d’or du championnat du Pacifique Sud de bodybuilding qui s’est tenu en octobre dernier aux Îles Salomons. Si elle a toujours aimé le sport, Léa n’a commencé le bodybuilding qu’au mois d’avril de cette année ! Et ça a été une révélation. « C’est un sport qui me correspond parce qu’il demande beaucoup de travail et d’entraînement. Ce n’est pas magique, on récolte le fruit de nos efforts et c’est ça qui me plaît, j’ai toujours aimé les défis ! ».

Le charme de la force

Mais au fait, le bodybuilding, c’est quoi exactement ? « Alors, pour les femmes, il y a deux disciplines différentes au niveau des représentations scéniques. Le bodybuilding : on passe avec une chorégraphie d’une minute, où l’on met en valeur les muscles, pieds-nus. Et l’athlétisme physique où l’on doit effectuer 6 poses en talons imposées par le jury. Dans cette deuxième catégorie, l’idée est de montrer le côté très féminin du culturisme, l’un des barèmes de notation est l’élégance, on doit donc être le plus gracieuse possible ».

Si l’entourage de Léa n’était au départ pas très emballé par sa nouvelle passion, il a vite été charmé en la voyant monter sur scène. « J’ai reçu beaucoup de messages qui m’ont énormément touché après ma 1ère médaille d’athlétisme physique au championnat de Nouvelle-Calédonie. Je crois que mes amis ont compris que j’étais dans mon élément, même si il est parfois difficile pour eux d’accepter qu’en période d’entraînement je sorte beaucoup moins ! » rigole la jeune fille, qui sait néanmoins faire la part des choses, puisqu’elle a retrouvé les plaisirs festifs à la fin de la période de compétition.

Une discipline à faire connaître

Léa porte une image glamour qui tranche nettement avec les aprioris dont est encore victime la discipline.  « On croit que ce n’est pas un vrai sport, que c’est réservé aux garçons… mais en fait pas du tout ! On travaille aussi sur tout ce qui est nutrition, j’ai appris beaucoup de choses sur le corps humain depuis que je vais à la salle, et surtout, j’ai appris à me mettre en valeur, à m’apaiser et à booster ma confiance en moi ! » explique celle qui s’entraîne presque 4 heures par jour.

Aujourd’hui, Léa, qui vient de terminer ses études, cherche un emploi en attendant les prochaines compétitions locales au mois d’août. Elle encourage toutes les personnes qui ont envie de tenter l’aventure de sauter le pas. « C’est vrai que ces dernières années le bodybuilding a perdu un peu en notoriété et c’est vraiment dommage parce que c’est un sport qui est très complet et qui apprend beaucoup sur soi ! Il faut foncer et ne pas se mettre la pression, c’est une expérience enrichissante ». L’année prochaine des séminaires gratuits vont être mis en place pour découvrir la discipline, mais si tu veux en savoir plus, tu peux d’ores et déjà aller faire un tour sur la page Facebook du Comité Régional des Bodybuilders de Nouvelle-Calédonie

Que la force soit avec toi !