[INTERVIEW] Mehdi, prince du hip-hop

Dans le milieu de la danse hip-hop, le nom de Mehdi Ouacheck est une référence ! Danseur et interprète, il a participé aux émissions La Meilleure danse sur M6 et au film Street Dance 2. Mais Mehdi est avant tout doté d’un immense talent et d’une grande capacité de travail couplée d’une technique de ouf ! Il donne à la danse hip-hop ses lettres de noblesse, en l’enrichissant d’autres disciplines : cirque, mime, danse contemporaine… En Calédonie pour former 16 jeunes danseurs à l’art de l’interprétation, il a eu la gentillesse de répondre à quelques questions de Tazar.


 Tazar : Mehdi, comment la danse est entrée dans ta vie ?

Mehdi Ouachek : A la base, j’étais destiné à être footballeur. J’étais dans un grand centre d’entraînement. Et puis, je me suis blessé à l’âge de 19 ans. Suite à cela, j’ai dû arrêter ma carrière en tant que sportif. A la même période j’ai regardé le film La Haine dans lequel, il y a un extrait de danse hip-hop, cela m’a tellement marqué que dès ce moment, j’ai su que c’est ce que je voulais faire. 

As-tu pris des cours ?

Je suis autodidacte. Je regardais les vidéos et j’essayais de faire pareil. Très vite j’ai participé à des battles et puis j’ai été remarqué et c’est comme ça que je suis rentré dans des compagnies de danses à Paris et à Lille, c’était au début des années 2000. Ensuite tout s’est enchaîné. J’ai créé ma compagnie Art Move Concept avec ma compagne Soria Rem. Je suis également assistant chorégraphe de Kader Attou de la compagnie Accrorap. Ces deux compagnies ont des créations qui tournent en France mais aussi à l’étranger.

Comment définirais-tu ton style ?

J’ai développé un style particulier, l’ « abstract dance », qui transgresse les frontières du hip-hop, du cirque, de la danse contemporaine et même du cinéma. Une approche chorégraphique basée sur une recherche de fluidité du mouvement et de l’émotion qui s’en dégage.

Quelle est ta mission en Calédonie ?

Transmettre l’art scénique avec des techniques d’improvisation. Je suis là pour aider les jeunes danseurs à exploiter leur propre technique, en fonction de ce qu’ils ont besoin d’exprimer. Mon objectif est de trouver une cohésion d’ensemble. A l’occasion de cette formation, 6 danseurs sont sélectionnés pour reproduire un extrait du spectacle de la compagnie Accrorap « The Roots ». Je reviendrai en février avec Kader Attou pour travailler avec les danseurs sur cet extrait.

 Quelles sont tes premières impressions ?

La rencontre avec les danseurs calédoniens s’est très bien passée car elle est basée sur le respect mutuel. Je suis un danseur qui s’adresse aux danseurs. Je ne me mets pas en position de supériorité par rapport à eux. Ici, plus qu’ailleurs, j’ai trouvé que les gens sont particulièrement ouverts et gentils. J’ai constaté aussi que la culture ancestrale est très présente, et c’est un élément dont il faut tenir compte.

https://www.youtube.com/watch?v=MPN5uAqgwaQhttps://www.youtube.com/watch?v=NTJ_9-VNqVU&t=1

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